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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 00:16

Bonjour,

Ici, enfin sur l’eau, dans la rivière Hâtea, en face du chantier, à Whangarei !!!

D’abord, voici le départ qui laisse notre bel emplacement vide, génial !

Voici la vue que nous avions depuis le cockpit (avec Martine !), et donc là où nous sommes mouillés maintenant.

Voici des espaces de chantier quelques jours avant le départ !

Après une période de 7 mois entre novembre 2018 et juin 2019, puis de 5 mois entre janvier et juin 2020, les très nombreux et importants travaux de rénovation complète de SHADOCOCO sont quasi terminés pour l’essentiel. L’essentiel étant la capacité à naviguer en sécurité et confortablement.

Voici quelques photos des derniers jours de chantier déjà bien dégagé.

 

 

 

Dans le carré

 

 

 

 

 

Dans le cockpit

 

 

 

 

 

 

En dessous du cata

Avec Marine qui fignole le plateau sur lequel reposera notre nouveau BBQ au gaz.

 

 

 

 

 

 

 

En hauteur avec Simonie qui fignole le nettoyage de la coque

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la dernière liste (incomplète !) des travaux réalisés ou à finir. « Avant la mise à l’eau » : fait à 100% ; « Avant de partir » : fait à plus de 50% mais assez rapide à réaliser ; « plus tard » … ça attendra !

 

Je prépare un document complet « Rénovation SHADOCOCO » pour le blog.

 

 

 

C'était assurément l'aventure avec orientation spéléo fond de cales ...

 

 

 

 

 

La descente du slipway sous la surveillance de Simonie. Nous ne sommes pas loin de retrouver nos racines marines

 

 

Une fois sur l’eau, le sourire des marins est sans réserve.

 

J’ai hâte de vivre l’expérience, unique à ma connaissance, d’une motorisation mixte d’un catamaran, sans groupe électrogène, avec un moteur thermique dans une coque et un moteur électrique de 10Kw dans l’autre. Moteur électrique associé à 600Ah de batteries LIFEPO4 48V, et à 1000W de panneaux solaires, de même voltage 48V. À suivre de près !

 

 

 

 

Mon youyou, qui sera baptisé SHADOCOQUETTE, s’est aussi amélioré. J’ai amélioré sa propulsion électrique avec ce tau qui protège du soleil en dessous, qui produit de l’énergie en continu au-dessus. J’ai amélioré sa maniabilité avec ses deux roues. J’ai amélioré la protection de son boudin caoutchouc amovible qui l’entoure.

 

 

LES PROJETS

Ils n’arrêtent pas de « naviguer » entre la Polynésie Française et le Vanuatu. Compte tenu de la difficulté de revendre à un prix correct notre van Nissan à ce début d’hiver ici, nous envisageons revenir en NZ au printemps pour le vendre (novembre), donc nous éliminons la trop lointaine Polynésie (qui, en plus, est aussi difficile à atteindre à cette période de l’année autour des « 40° rugissants ») !

 

 

 

OUF encore, nous venons juste de vendre notre van à un prix bas mais raisonnable !!!

 

 

Nous attendons une ou autre autorisation d’entrée pour aller soit vers les Samoa, Tonga, Fiji ou autre Vanuatu pour aller au CHAUD ! Il caille grave ici : 8° la nuit, 15° le jour, et il pleut à souhait. Le Pays se dit vert, ce n’est pas d’écologie, mais par l’herbe bien arrosée qui pousse !

Nous venons aussi d'apprendre que les FIJI s'ouvrent

... assurément notre prochaine étape !!! 300 îles nous attendent !!!

Une autre bonne nouvelle : nous naviguerons quelques mois avec Martine, « trouvée » sur le site « équipier.fr ». Martine est une ancienne éducatrice, devenue institutrice, qui est ravie, comme nous, de continuer ses vadrouilles autour du monde en bateau.

On vous tient au courant pour la suite, et on vous communiquera notre lien de suivi « tracking », et le nouveau numéro de contact iridium (météo, sms et mails gratos illimités).

Pour finir un suivi de lever de soleil depuis le bateau quand il était au chantier. On était bien à cet endroit dans un chantier sympa pas trop cher. On l'a quitté avec plaisir quand même.

 

 

Mais nous quittons avec tristesse nos trop bons amis de Town basin sur leur joli jonque MEHITABEL, couple Kiwi anglo-canadien que nous reverrons assurément avec plaisir, en France ou ailleurs. Merci à Marie, une trop gentille et belle artiste couturière, merci à Kurt pour son soutien sans réserve autour du moteur électrique qu'il m'a conseillé, merci aussi à Thérésa, leur fille qui parle bien français, pour sa chaleureuse sensibilité.

 

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 08:02

 

2018-12-05 SHADOCOCO au Pays des Kiwi, All Blacks, ou autre Nouvelle Zélande

 

En novembre 2017, lors de notre départ de Villefranche sur Mer pour cette longue aventure de 9 mois et 15 jours, nous envisagions de revenir en France, en avion, tout début juillet, depuis la Nouvelle Calédonie.

Éole et les soucis techniques (liés essentiellement aux mauvais traitements tunisiens sur mes deux moteurs), nous ont, chemin faisant, retardé d’un bon mois. En réfléchissant un peu, nous pensons que ce n’est pas excessif. En plus, pour éviter la saison cyclonique, trop active autour de la Nouvelle Calédonie et le Vanuatu, nous avons rapidement décidé de continuer à « descendre » vers le sud sur la Nouvelle Zélande, hors zone cyclonique. C’est très bien ainsi car ce sera le bon endroit pour revenir sur la Polynésie Française. Ceux qui nous ont suivi de près ont bien compris que le bonheur vécu là-bas nous a complètement séduit au point de décider de refaire un long voyage supplémentaire pour y revenir plus longtemps. Un des points fort sera probablement le festival des folklores Polynésiens (tous les deux ans) qui se déroulera en décembre 2019.

Nous sommes donc partis de Nouvelle Calédonie le mercredi 01-08, avec Lucas, connu par sa petite annonce dans une marina. Il recherchait un bateau pour la NZ. À la suite d’un repas sur SHADOCOCO il nous a semblé très tranquille et correct.

 

La route n’était pas facile à envisager, et nous avons choisi l’option sud-ouest en fonction de notre analyse de la météo.

Au total ce fut le bon choix, et toute la navigation s’est déroulée comme prévue. Pour sa première navigation Lucas n’a été dérangé (mal de mer) que les deux ou trois premiers jours. Il s’est révélé un coéquipier intéressé et intéressant. Nous n’avons que des bonnes choses à dire de lui, à vivre ensemble et à participer à toutes les manœuvres.

Ce fut une semaine de bonheur avec une personne en or, dans tous les domaines. Lucas n’avait jamais navigué mais il est d’une attention, d’une écoute et d’une participation de rêve pour tout capitaine accueillant (attention ses chevilles !).

Nous étions sereins en venant sur la Nouvelle Zélande car tous les marins rencontrés, et les personnes de Nouméa avec qui nous avons faits connaissance, sont unanimes pour dire que c’est un beau et intéressant Pays, habité par de bonnes personnes.

Nous y resterons au moins 4 à 5 mois en y revenant début novembre, le début de la bonne saison. Puis, mi-avril à mi-mai 2019, ce sera la bonne période pour la route sud qui nous mènera en premier lieu sur les Gambiers, au Sud Est de la Polynésie française. Lieu annoncé comme paradis supplémentaire …

Dès maintenant les amis qui seraient tentés de nous rejoindre à telle ou telle période, ou pour telle ou telle partie du trajet, auront droit à toute notre attention.

Pour la petite histoire, trois heures avant d’envisager d’accoster la NZ, nous sommes arraisonnés et sommés de suivre le cruiser des douanes. Il nous dirige jusqu’à leur poste de travail (quatre heures de plus de trajet à l’intérieur de la baie d’Houhora Harbor) au Nord Est de l’île du Nord. A 7 (sept) personnes et 1 (un) chien, ils vident complètement tous les espaces du bateau … sans trouver … ni drogue, ni clandestin, ni matières illicites ! Au début votre capitaine est un peu tendu … puis compréhensif vis-à-vis de personnes qui font leur travail avec sérieux ! Le rangement est fait par eux mais sans conviction … j’ai dû recaser tous les espaces. Cela nous a retardé d’une journée mais nous a permis une première nuit entière dans un coin très tranquille.

Le lendemain, de jour, nous allons jusqu’à Marsden Cove Marina où le point de contrôle sanitaire est obligatoire. L’agent contrôleur était là à notre arrivée. Il fouille tous les lieux où peuvent se trouver des aliments (poubelles, frigos, placards …). On avait tout mangé … ils ont quand même piqué tout ce qui était « cru » : maïs pour popcorn, haricot noir, reste de beurre, restes divers et non avariés ! …. Ils ont mis aussi mon Aloe Véra à la poubelle avec mon beau pot sculpté dans racine de fougère géante arborescente par les derniers « indiens » Caribes de la Dominique … juste cela qui m’a foutu les boules !!! Même si j’achète un aloé véra ici, on nous le confisquera si on y revient plus tard ! Très très stricte pour la protection sanitaire du Pays.

Le soir même nous arrivons en face du chantier Norsand, là où nous allons sortir le cata pour trois mois et faire pas mal de travaux (changement des deux moteurs thermiques par un même seul moteur thermique neuf, et un moteur thermique avec batteries lifepo4, réfection de mes deux safrans brisés en deux, ….)

Le samedi matin nous avons fait une petite visite de la ville. Très sympa et pas loin (à plat, si on prend le vélo). Pour l’aller, c’est un employé du chantier qui nous a spontanément emmené. Et 8 euros de taxi au retour avec paquets de courses.

Nous trouvons de tout à des prix très raisonnables.

 Ici Minthu, deux amis de Monique, le barbu Jacques debout, Capitshadok, Simonie, Monique et André

Le samedi soir il y avait une petite bouffe collective dans espace très clean et convivial, chauffé. C’était bien pour prendre contact avec les marins du chantier et glaner des informations utiles pour les travaux à venir. Mais je ne comprends rien dans leur anglais rapide … ils rigolent fort, et moi je souris pour faire bonne mine ! Je rate trop de choses, j’ai décidé que j’allais passer au niveau supérieur et me replonger dans l’apprentissage de cette incontournable langue internationale.

Il caille : entre 10° et 15°. Pluies froides par intermittence. Mais ici pas mal d’hommes sont toujours en bermudas … moi avec jogging sous pantalon ! Mais nous sommes contents d’être ici. Sortie du bateau le 16.

Notre billet pour la France est déjà retenu pour le 19 août.

Simonie et moi passons trois mois en France, cela reste trop court pour nos petites affaires administratives et médicales, et surtout pour nos relations familiales comme amicales. Mais beaucoup de bonheurs à vivre.

Il commence à faire froid en France, c’est le début des « gilets jaunes ». Nous retournons en NZ. Notre avion décolle le 13 novembre et nous arrivons à Auckland le 15 novembre. On nous a encore piqué un jour … cherchez le coupable ! Nous choisissons de prendre le car entre Auckland et Whangarei (160 km), il n’y a que des virages, des montées et des descentes … île volcanique oblige. Tout est vert avec des variations exceptionnelles de variétés végétales.

Ici, en NZ, c’est le printemps, il caille un peu (moyenne 15-19° le jour, 12-14° la nuit. Temps « breton », des averses suivies de soleil plombant (car sans couche d’ozone), de la bruine parfois persistante. Progressivement cela s’améliore. Au 9 décembre nous sommes actuellement entre 22°-24° le jour et 14°-15° la nuit. Les infos des « gilets jaunes » occupent une partie de toutes nos soirées … ça ne réchauffe pas les cœurs mais mobilise l’esprit !

Jusqu’ici, à part quelques bricolages, nous en sommes seulement à l’installation du chantier : achat de deux bureaux (50 euros) pour le rangement sous le bateau, et trois portes, puis récup d’échafaudage, …. Je commence le désossage de la mèche de safran (axe plein en inox qui maintien les gouvernails (ou safrans) en place). Je porte cette mèche chez le fabricant « inox » avec commande de deux mèches neuves (900 €). Je commande une plaque de composite pour les refaire par moi-même … 2000 € d’économisé !

 

Au total, tout compte fait, assurément, ça va être un bon festival pour mon compte bancaire renfloué par avance par ma banque !!! Mon dernier deuxième emprunt s’arrête en février, un troisième s’ouvrira juste après.

Je m’occupe actuellement de mon projet de changement des deux moteurs : l’un par le même en thermique (diesel), l’autre par un moteur électrique. Je me lance dans une aventure pas gagnée d’avance. Avec un électricien, qui a « pignon sur container » au chantier, j’ai quelques temps d’échanges théoriques et envisage un temps de supervision pour l’installation. Pas sûr d’aboutir, mais j’évalue la faisabilité.

La vie ici est agréable, nous sommes très bien installés en vue très dégagée sur la rivière et au calme. Les prix de toutes les choses sont de 15 à 30 % moins cher qu’à Paris. Les compétences locales « bateau » sont assurées. Beaucoup de magasins, présentés comme des magasins classiques, de « seconde main » ou « Hospice », qui vendent de tout, tel nos Emmaüs. Dont un grand hangar pour les matos d’occasion bateau.

Nous sommes environ 5 ou 6 bateaux français sur ce chantier (4 en tout sur Whangarei) dont 2 ou 3 installés depuis longtemps (gros travaux ou trainasserie tranquille). Plus du passage « court carénage ».

Je m’accroche pour comprendre l’anglais des NZ. Pour l’instant on ne m’a pas offert une lanterne, quand je parlais de ma vessie

Ici repas de Noël avec Simonie, Marlène, Min thu, Ben et André

J’ai instauré un BBQ des gaulois tous les jeudis soir. Il y a un bel espace couvert qui permet cela. Les amitiés s’installent et se construisent.

Nous achetons aussi un « camping-car, un Nissan Serena sobrement équipé selon les normes minimales de la NZ (toilette chimique, feu à gaz, lavabo avec bidon d’eau douce et réserve d’eau « grise » et un lit style à tiroir. Nous y passons notre première nuit ce dimanche 9 décembre sous un beau soleil et beaucoup de vent, dans la très mignonne petite baie abritée de Taiharuru, à 30 mn de notre chantier. Cool !

suites NZ un peu plus tard : le chantier, visite de la NZ, ...

 

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:52

Un voyage tranquille de Huahine (une des îles Sociétés sous le vent, Polynésie française) jusqu'à Nouméa (Nouvelle Calédonie). Quelques 2 500 miles, presque routiniers … sauf la veille et le jour de l’arrivée ...

Un peu de bricolage pendant la traversée.

Avec de bons fruits de la Polynésie.

 

Bonne pioche de temps en temps.

C'est une route tranquille avec les alizés qui nous poussent tranquillement. La houle reste longue et souple mais pas très ordonnée.

 

Nous faisons une courte halte à Nuku’Alota une des îles des Tonga sur notre passage pour faire une pause et quelques achats, en « oubliant » de faire les formalités. Endroit charmant sans beaucoup de personnalité.Quelques belles rencontres.

La veille de notre arrivée en NC, un temps maussade et bousculé nous met à l’épreuve toute la nuit. Tout le monde résiste, le bateau et ses deux marins fidèles : Simonie et moi.

Là, tout simplement au passage, une belle illustration d'un front que nous souhaitons, justement, ne pas confronter ... Avec l'expérience de nos traversées, capitshadok a appris à jongler avec ... même  si un peu mouillé au passage ...

Et le jour de l’arrivée, devinez … aucun des deux moteurs ne veut démarrer. Le tribord, c’est normal, on le savait (en fait c’était un fil endommagé, donc un contact électrique défaillant). Le bâbord c’est le problème de la circulation de l’eau de mer. Depuis le départ de France, le problème était intermittent, et je savais, à chaque fois, comment réinitialiser le circuit eau de mer. Mais là, juste au niveau des passes de Boulari (à côté du phare Amédée) pour entrer dans le grand lagon, rien à faire, pas de moteur. 

Je n’ai pas le choix. La grand-voile étant déjà rangée, et ne connaissant pas les lieux, je décide de tenter une entrée au foc. Après un quart d’heure de tentative dans la première passe au sud (sur trois passes côte à côte) je renonce, on risque de se planter sur le ban de corail, et je ressors au large. La deuxième passe au milieu est impossible à imaginer avec toujours le vent de face. Il reste la troisième qui est légèrement plus favorable, au nord. Je serre d’un côté, je rase de l’autre et … ouf … nous voilà dans le lagon.

Là, un peu plus de chance et le vent nous mène directement dans la grande baie des citrons, avec mise à l’ancre sous foc mais avec toute la place pour nous (trois bateaux seulement dans cette très belle baie, où il pourrait y en avoir 150 si nous étions en Martinique !).

En deux jours, je résous « définitivement » le problème de la circulation eau de mer du moteur bâbord, et celui du contact électrique du tribord. Nous pouvons alors aller prendre la bouée de mon frère Alain dans la baie de l’Orphelinat, juste derrière la baie des citrons. Lui, s’est calé plus confortablement dans la superbe petite marina de Ouenghi à 80 km au nord-ouest de Nouméa.

Dans cette belle baie de l'orphelinat, c'est le bateau "clone" de Gégé

En fait mon frère Alain nous attend là dès le premier jour avec sa voiture de location longue durée, et grâce au fait qu’il est en NC depuis presque deux années, et qu’il s’est rendu disponible durant les premiers jours de notre arrivée, nous avons pu trouver rapidement le bon matériel nécessaire aux réparations.

À ce jour, au moment où j’écris ces lignes nous sommes en pleine mer vers la Nouvelle Zélande, et cela marche toujours … les deux moteurs fonctionnent BIEN. Oui, exceptionnellement, ils ont marché chacun plus de trois fois huit heures d’affilées sans broncher lors d’un périple de quatre jours vers l’île des Pins au sud-est de Nouméa. Ceci évidemment au moment où je compte les changer (projet moteur électrique !!!) en Nouvelle Zélande.

De belles rencontres à Nouméa.

Nous faisons connaissance de nos voisins de bouée : Gégé et sa femme martiniquaise (ici, à droite, c'est le clown du bateau clone ...). Gégé, ancien entrepreneur et débrouillard possède exactement le même bateau que moi (parmi la quarantaine d’exemplaires de Lagoon TPI fabriqués aux USA). Occasion de découvrir d’autres astuces d’aménagement. Génial !

Il y a aussi Pierre (ci-dessus) et ses riches expériences professionnelles dont la pêche, et ses qualités de plongeur qui lui ont permis de participer aux recherches et analyses de la faune sous-marine calédonienne via l’IRD (Institut de Recherche et développement). Une connaissance des poissons et de la mer en général qui régale les curieux que Simonie et moi sommes devenus dans ce domaine.

The must c'est la petite famille des gars Coudray, le père Alain, le fils Morgan, le fils Aurélien et son petit-fils Maléo. De bonnes retrouvailles et de très bons moments tous ensemble, sur le spacieux et beau bateau d’Alain. Les brouilles du passé sont effacées.

 

Occasion aussi d'un peu de gastronomie dans le lycée hôtelier de Nouméa, le soir du 14 juillet, avec Alain et Morgan.

 

Nous faisons aussi connaissance de Catherine, la fille de Jacky, une ancienne collègue de mon travail à Dijon.

Elle nous aide beaucoup pour trouver les bonnes adresses, et nous dépanne pour faire des scans car notre imprimante à bord ne répond plus à nos sollicitations. Ici au centre avec Lucas, jeune vadrouilleur que l'on embarquera pour la Nouvelle Zélande.

Nous faisons aussi connaissance de Marc, le frère de Pascal (un ami marin du ponton d’Houmtsouk, à Djerba, où mon bateau fut calé quatre années, et où Pascal vie une retraite tranquille avec son agréable compagne Marie-Claude). Marc et sa femme ont choisis la NC, et nous invitent généreusement dans deux bonnes adresses où l’on mange bien. Une belle occasion pour comprendre un peu mieux les problématiques entre Kanak, Caldoches et autres « grandes oreilles ».

 

Marc nous emmène aussi toute une matinée sur son bateau de pêche en alu (fabriqué en NZ) à la pêche façon locale. 

Un très bon moment passé ensemble et du succès pour une dizaine de poissons que Marc nous prépare en filets pendant le chemin du retour, en quelques gestes précis, rapides et experts.

 

D'autres photos de Nouméa, sur l'eau et dans les terres, viendront pour un prochain chapitre (2) ... ici moments de fête avec les enfants de l'île d'Ouen.

 

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 20:25

 

Dès le matin, tout juste arrivés hier à minuit, seuls dans la baie de Taunoa, nous interpellons tous ceux qui passent près de nous en pirogue à balancier, pêcheurs ou sportifs, pour nous renseigner. La baie est interdite (depuis peu) au mouillage, et le meilleur mouillage semble être celui de Taina (près de la marina du même nom), au nord-ouest. Loin des bruits de Papeete, qui a sa propre marina.

Pas de problème, nous levons l’ancre, et, avec notre seul moteur opérationnel qui suffit, nous descendons vers le sud-ouest pour trouver cette marina entourée de mouillages sur bouées côté récifs (appartenant à la marina), et de mouillages sur ancre côté terre. Nous choisissons cette dernière option et nous mettons proche du ponton d’accueil des youyous (déplacements fréquents anticipés).

 

Une petite difficulté avec deux bateaux voisins qui sont sur corps mort (dalle de béton sur laquelle il y a une chaine, sur laquelle ils s’accrochent). C’est tout simplement interdit, plus sécuritaire pour eux mais très gênant pour ceux qui tournent autour de leur ancre.

 

 

Quand tout le monde est à l’ancre, tout le monde tourne en même temps et l’on s’évite mutuellement d’une façon naturelle. Alors qu’avec des bateaux sur corps mort on risque de les toucher car ils ne peuvent eux bouger ; ce qui était le cas avec un italien, un peu plus gueulard et exciter que l’autre. Au bout d’une semaine nous avons choisi de partir ailleurs, un peu plus loin, mais plus tranquille aussi.

L’endroit est magnifique et nous comprenons pourquoi très nombreux sont ceux qui décident de s’arrêter ici en travaillant par ci par là avec le bateau comme résidence principale. Nous sommes à ½ h de Papeete en bus. Avec une affiche « bateau » sympa indiquant l’aller d’un côté et le retour de l’autre, nous avons été pris en stop 3 fois sur 4. On prenait le bus s’il arrivait avant que l’on nous prenne en stop.

 

Aux Marquises comme aux Tuamutu, la capitale de la Polynésie française, Papeete (papé été) était décriée comme peu sûre et désagréable. Nous avons donc été positivement surpris car la même gentillesse, soulignée par tant de sourires, règne aussi en maître ici.

Ici la bière est fabriquée sous nos narines.

 

Même si, bien sûr, la vie y est un peu plus speed. Mais elle est encore tellement plus relax et accueillante que dans n’importe quelle autre capitale de nos connaissances. Assurément, la pauvreté révélée par les sans-abris (ou quartiers délaissés), nous rappelle que le capitalisme ici, comme dans trop d’ailleurs, supplante tout soucis de sociabilité humaniste … Chercher l’erreur !

Notre séjour sur Papeete s’est centré sur … devinez … trouver le matos et les compétences pour se sortir des merdes à répétition autour de deux fléaux : les moteurs et les contacts électriques. Vous devinez que je pense souvent au mécano d’Houmt Souk, même s’il n’est pas forcément responsable de tout. J’eusse dû demander à mettre des moteurs neufs, mais je n’en avais alors pas les moyens (l’assurance ne m’a remboursé que 50% pour tout matériel neuf de remplacement, mais 100% de la main d’œuvre). Au total c’est notre tranquillité qui a trinquée, mais aussi, in fine, le compte en banque au fur et à mesure des interventions de Mahon (Baléares), comme d’Assilah (Maroc), comme du Marin (Martinique), comme de Shelterbay (Panama), comme d’Esmeralda (Équateur), de Hiva Oa, et enfin Papeete … Sûrement pas fini …

Nous n’avons jamais été en difficulté majeure mais trop souvent en tension (voire stress pour Simonie) avec ces soucis. Aujourd’hui dimanche 10 juin 2018, les deux moteurs sont quasiment opérationnels (inverseur neuf à moitié prix sur tribord, et il n’y a plus que l’arrêt électrique commandée du tableau de bord à réparer sur bâbord … ce dernier « cacaboud » est nouveau depuis 3 jours !!!).

Pendant ce temps-là, l’île de Mooréa s’offre à nous, superbe sous le soleil couchant …

J’étudie très sérieusement, le remplacement du moteur tribord avec un moteur neuf et deux alternateurs de 120 A, et le remplacement du moteur bâbord avec un moteur électrique qui aura une hélice fixe afin de recharger les batteries (lithium obligera) pendant la navigation sous voiles … Je sais déjà que cela est tout à fait jouable. Cela si l’installation est bien pensée : panneaux solaires en rapport avec nombre de batteries, en rapport avec puissance du moteur électrique. Capitshadok n’a pas dit son dernier mot sur l’autonomie qui permettra au professeur shadoko de vaincre tous les « Gibis » ici entendus comme les « cacabouds » successifs. Pour l’instant mes deux nouveaux parcs de batteries Lifepo4 assurent impeccable. Si le soleil est des nôtres, le dessalinisateur, le grille-pain du matin, comme le guindeau fonctionnent sans moteur thermique !

 

Bon, nous avons quand même fait quelques ballades et visites. Le musée de la perle est une merveille. Le salon de l’artisanat, qui s’est déroulé pendant notre présence, nous a révélé un esprit créatif de haute voltige, dans les perles comme dans les « filoches » de coco, ou autres sculptures sur bois flottés.

Nous allons aussi plusieurs fois au marché couvert de Papeete. Belle animation tranquille.

 

 

Au mouillage nous nous baignons tous les jours, les poissons et coquillages, qui ravissent Simonie, sont à portée de palmes dans les coraux tout proches. Même l’eau du port est translucide.

Quelques bons contacts de bateau ou à terre.

Une belle rencontre avec Nathalie, la fille de Jacky, une ancienne collègue de mon travail de Dijon. Avec une histoire forte que je résume à ma façon. Sa fille, ayant vécu ses premiers 18 ans ici, est partie cette année en France pour suivre une formation universitaire. Au bout de quelques mois elle est tombée nerveusement malade. Diagnostic : elle ne supporte pas les gens de la France qui ne se préoccupent pas du tout de son existence, qui ne sont pas accueillants, et qui plus est sont trop souvent agressifs … trouvez, aussi ici, d’où vient l’erreur. Tout l’inverse de ce que j’ai vécu ici en arrivant ! Je vous assure que cela me donne envie de pleurer, et même que je pleure !

 

 

 

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 20:06

Le 11-05, près s’y être calé une seconde fois la veille, nous partons de la baie de Hamamoenoa de l’île de Tahuata, tout à côté de Hiva Oa, en direction des Tuamutu.

Deux atolls en vue selon la vitesse accordée par Éole. Nous voyageons avec une prise de ris systématique, pour assurer tranquillement les augmentations du vent qui accompagnent les ondées tropicales, encore fréquentes en cette fin de période humide.

Les Tuamutu, 76 atolls dont une douzaine seulement ont une (ou plusieurs) passes qui permettent de rentrer à l’intérieur du lagon. Très grande étendue (voir carte sur internet !).

En définitive nous calons dans l’atoll de Takaroa (photo ci-dessus).

 

Un premier mouillage en attente devant la passe où se situe le tout petit village de Teavaroa. Nous attendons l’étale de marée vers midi pour passer avec un contre-courant minimisé.

 

 

 

 

Et nous ancrons le bateau, tout seul au beau milieu de l’atoll devant une grande « patate » de corail. Le lieu est magique. Les plongées superbes.

 

 

 

Visite du village. Achat de quelques légumes disponibles et d’œufs locaux. C’est d’une paisibilité que certains pourraient trouver mortelle.

 

Toujours les sourires et bons mots d’accueil des habitants. Quelques habitations précaires nous font comprendre pourquoi les jeunes viennent se « réfugier », sinon galérer, sur Tahiti, et pourquoi des aides au développement durable sont indispensables.

 

 

ous repartons, après dépannage (déblocage de l’ancre sous un rocher) par l’épicier, plongeur, mi paumotus, mi italien, et très sympa qui vient avec bouteille et deux amis sur un bateau. Il plonge en tout sourire et nous décroche en 30 secondes. Il a l’initiative et la gentillesse de nous accompagner jusqu’à la sortie de la passe. Il a eu droit, sans qu’il le demande, à une légitime récompense.

 

 

 

Nouveau mouillage à la sortie de la passe, l’eau est limpide, les fonds superbes de coraux multiples et poissons nombreux, variés et colorés … comme on dit, c’est comme en aquarium … en grand !

 

Départ l’après-midi, et après une nuit de nav, nous calons, le 18-05, dans l’atoll de Toau après un passage musclé (ci-dessus, juste l'entre deux de la mer et de l'atoll).

Mais le mouillage qui suit nous ravit.

Première rencontre avec des requins gris à pointe noire. Curieux et relativement indifférents à notre rencontre. Deuxième fois ancre de coincée pour fausse manœuvre avec l’orin lors de la pause. Ballade à terre mais pas très longue car sol trop agressif pour pieds nus ayant quittés palmes …

Le soir un autre catamaran vient mouiller pas très loin de nous. Nous avons l’espoir d’aller les voir le lendemain matin pour qu’ils acceptent de nous aider. On ne peut pas faire facilement à deux seulement. Grande chance : le matin à 8h30, ils mettent leur youyou à l’eau et passent à côté de nous avec un conducteur et trois plongeurs en tenue. On les appelle. On leur explique. Une heure après et en 3 minutes ils nous décrochent. Ils gagnent une bouteille de rosé bio de chez Mastric (Gers), et nous partons directement pour Tahiti. C’est justement l’heure d’étale favorable au passage de la passe néanmoins secouante à souhait !

 

C’est un vrai scandale de ne passer que 5 jours dans ce dédale de paradis, au ras de l’eau et bien protégés.

 

 

 

 

 

 

L’idée d’y revenir s’ancre dans nos neurones. On ne demandera à personne de venir décrocher ce désir …

 

 

 

 

Deux nuits de navigation tranquille, avec ralentissement involontaire sur la fin pour panne de vent pour arriver de nuit dans la baie de Taunoa (bien dégagée et passe facile et large), au Nord-ouest de Tahiti.

 

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 19:20

Après cette longue et très tranquille (une fois passée la ZICT, et les filets dérivants) traversée du Pacifique, nous voilà à Hiva Oa. Le ciel nous annonce une bonne arrivée.

 

Nous envisagions aller directement à Nuku Hiva, là où je pensais qu’était la tombe de Jacques Brel. Mais le vent nous poussait vers le sud et Fatu Hiva. Pourquoi ne pas commencer par-là ! Mais nous y arrivions la nuit, alors nous avons continué sur Hiva Oa … là où, en réalité, les tombes et musées de Brel et Gauguin se trouvent !

Sur les 13 îles de l’archipel, il n’y en a que 7 d’habitées. Quatre ont une piste d’atterrissage locale. L’ensemble à 1500 km de Tahiti. Car le total de la Polynésie française c’est 118 îles, regroupées en 5 archipels (Marquises, Tuamutu, Gambier, Australes, Société). Cela sur un territoire marin de 5 millions de km2. On comprend pourquoi la France est active pour étendre, au niveau international, la distance de zone exclusive d’exploitation de 200 miles à 600 miles des côtes … Actuellement, pour ceux qui ne le savent pas (je l’ai appris lors de ce voyage) la France est le deuxième pays (après les USA) ayant la plus grande surface océanique d’exploitation exclusive.

Certes, la femme, mais la mer aussi (notre mère à tous), est l’avenir de l’homme.

Nous n’avons prévu que quelques jours compte-tenu du cumul des retards successifs. La baie est belle, mais l’eau est trouble (arrivée d’un cours d’eau).

 

Rapidement nous faisons connaissance de Vincent qui construit lentement, par lui-même, la famille, ses amis et deux employés, un chantier maritime, le seul des Marquises. www.maintenancemarquises.com  . Vincent est mécanicien d’avion, et possède son propre avion. Il est jeune et paraît encore plus jeune. Il est sympathique et inspire une grande confiance.

Ici avec nos amis d'Akelas et l'avion de Vincent à l'aéroport en altitude.

Dans un premier temps, l’inverseur tribord est démonté (par le capitaine, Guillaume, du bateau ami Akelas). Le diagnostic est : intérieur corrodé, il faut des pièces de rechange, il faut un technicien spécifique avec outils adéquats pour une réparation coûteuse et pas forcément fiable à long terme. Je décide donc d’acheter un neuf. Avec le temps, je reçois une proposition d’Allemagne (via recherche internet), une autre locale plus intéressante, à Tahiti. Avec le coût et délai de transport in fine je décide d’aller sur Tahiti sans attendre plus.

Au total, avec la découverte de Hiva Oa et diverses activités il s’est écoulé trois semaines plutôt relax. Ici la grande place de Atuona.

Une particularité de la baie de Tahauku, où nous sommes à l’ancre, et où des cargos moyens peuvent accoster, c’est que c’est le seul endroit de l’ile où il y a une pompe à fuel et essence. Il y a donc une relative circulation continue, même si très calme, entre ce point, à côté de là où l’on débarque en youyou, et la ville Atuona. Comme en plus la gentillesse et serviabilité légendaire des habitants est réelle et non feinte, il y a toujours quelqu’un(e) pour nous prendre en voiture, dans un sens comme de l’autre.

 

Cela nous évite les 3 ou 4 km sous le cagnard qui nous séparent de la petite ville d’Atuona, aérée, propre, verdoyante et surtout souriante.

 

 

Nous visitons les tombes et musées de nos « amis ».

 

 

 

 

 

Nous y faisons quelques achats.

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons connaissance, dés le deuxième jour, avec un couple de marquisiens (qui s’est arrêté pour nous prendre en stop), qui nous a proposé fruits et légumes et a qui nous avons proposé un échange d’accueil réciproque.

 

Aristide et Moha sont venus déguster un repas à la française sur Shadococo (une première sur un bateau de croisière pour eux)

Nous sommes allés chez eux pour un repas (de fête et en famille) typique de chez eux (une première pour nous !). Poissons crus deux façons, confit sucré de potirons à la coco, poulet grillé … au total : 7 ou 8 plats différents mis sur la table en même temps, comme ils font chez eux.

Ils sont adventistes donc pas alcool, ni cochon, mais prière en début de repas. Un peu plus tard Aristide nous a proposé une découverte de sa micro région, dont un site archéologique. Nous les garderons dans notre cœur très longtemps.

Une conférence faites de films découverte et protection des îles du Pacifique, dont la Polynésie française … superbes, engagés et intéressants.

Nous faisons une escapade sur l’île très proche (deux heures de voile) de Tahuata. Rien qu’une belle baie et plage bordée de cocotiers. Là où dans les Caraïbes nous aurions 40 à 50 bateaux nous étions entre 5 et 7 selon les jours.

Voir le film à venir).

C’est lors de notre première heure d’arrivée qu’un youyou nous accoste pour nous demander si je suis bien René. Voilà, c’est fait, un nouveau bateau ami. À bord un couple, Guillaume et Agnès qui travaillent toujours de temps en temps, ici ou là, et deux amis retraités, Micha et Patrick.

 

Patrick (en rouge) nous a offert ce bon repas pour son départ.

Akelas au mouillage à 10 m de nous.

Ce sont de vieux amis marins (Brésil, Caraïbes, …) Élise et Bruno, sur leur belle jonque rouge Katao, qui les ont prévenus de mon passage dans le coin ! Ces derniers sont actuellement en Malaisie et j’ai dû mal à les rattraper … Apéro oblige avec tous, et avec bonheur, dès le premier soir … Cerise sur le gâteau des belles rencontres : Micha est un très bon copain de Francis, mon tatoueur de Shadok sur l’épaule, venu il y a 6 ans avec sa femme, Claire, pour une croisière dans les Caraïbes … Je ne désespère pas de les voir revenir un jour pour une autre croisière. Ils sont trop cools.

 

Avec l’équipage d’Akelas, nous avons loués une voiture pour faire un petit tour de l’île.

Occasion pour emprunter, à la forêt sauvage, un gros régime de banane dont nous profitons jusqu’à Tahiti.

 

 

Puis le 11-05, après s’y être calé une seconde fois la veille, nous partons de la baie de Hamamoenoa de l’île de Tahuata en direction des Tuamutu.

 

 

Occasion de rencontres marines toujours "émerveillante" ...

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 00:42

 

 

Plus aucune raison pour s’arrêter maintenant. Notre départ tranquille à deux nous ravit, Simonie et moi. Nous avions juste une expérience de 10 jours à deux dans le trajet entre la Ceuta (enclave espagnole au Maroc) et Porquerolles, en juillet 2013, en passant par plusieurs mouillages dans les belles Baléares.

 

Nos expériences montrent que nous sommes plus sereins, l’un vis-à-vis de l’autre, quand nous sommes seuls ensembles. Cela se vérifie et se conjugue avec bonheur. J’ai déjà deux traversées (Bermudes – Açores) en solo à mon actif. Là, en fonction de la régularité météo observée depuis deux mois dans le Pacifique, je me sens tranquille, et encore mieux d’être accompagné et secondé par Simonie.

Allons chercher nos colliers de fleurs.

Deux chapitres : navigation et vie à bord.

LA NAVIGATION

Événements de mer (c’est comme cela qu’on appelle les merdouilles rencontrées …)

Il est 10h ce mercredi 21 mars ensoleillé. Nous prenons une route d’éloignement de la côte pour éviter les pêcheurs la nuit. Qu’à cela ne tienne, à 15 h nous prenons, avec nos propres lignes, une autre plus grosse ligne « adverse » dans les hélices. Mise en panne du bateau (voiles à contre), combinaison, ceinture, couteau, attaché, plongée, coupé juste le fil sans trop de galère, et reparti une heure plus tard. Ça commence bien ! Cela fait sans doute la 6 ou 7ème fois que je subis cette mésaventure complètement incontrôlable mais toujours réparable. Surement pas la dernière …

Assurément dans la nuit même, vers 23 h, rebelotte, empannage avec le bateau coincé dans filet dérivant. Je mets le bateau en panne. Impossible à dégager. Mais là, un bateau de pêcheurs arrive rapidement sur les lieux. Je leur demande de couper eux-mêmes. Je finis le dégagement des deux hélices, une heure de plongées en apnées successives. Le « chef » des pêcheurs râle, moi autant, ils sont trois costauds, tournent autour du cata et réclament 100 dollars. Je fais le sourd et travaille au dégagement. Je propose 40 dollars. Il râle plus forts et moi encore plus, et je fais l’occupé. Simonie me suggère de payer. Je donne 60 dollars, il compte à la torche, il râle encore et puis le bateau s’en va. Deux heures de galère et c’est reparti.

C’était trop facile, et vous allez même penser que j’en invente ! Trois heures plus tard, stoppé dans un deuxième filet. Vous imaginez le moral et ma grogne. Il commence à faire jour, personne en vue. Si, un bateau au loin qui ne bouge pas. Je coupe directement moi-même. C’est long et difficile car les filets font environ 3 m de hauteur, et les deux safrans sont pris. En une heure, quatre découpes : deux au milieu entre les safrans et une de chaque côté. Le filet est dégagé, je laisse les vestiges dans le safran tribord, et c’est re reparti à la voile. Je sais que le vent va tomber dans la journée, il sera temps d’intervenir. Cela se fait dans cette deuxième journée de traversée !!!

La carte témoigne de nos zigzags à la fois d’éloignement et d’évitement d’autres filets. La nuit nous voyons des lumières difficilement interprétables, et le jour des bouées difficilement visibles …

On y arrive et les ennuis de filets s’arrêtent.

C’est pendant trois journées consécutives de nuages, entre les 6 et 8 mars, qu’une panne électrique, entrainant arrêt du pilote et empannage (scénario connu), que l’anneau inox, fixé sur le chariot en extrémité de la bôme, point d’écoute de la GV, casse. Je m’excuse au passage du charabia maritime pour les non marins. Je prends rapidement un ris en me mettant au près serré.  J’arrive à reprendre l’anneau d’écoute de la grand-voile avec un système de cordages, sans le chariot. Je remonte la GV et on fonctionnera comme cela jusqu’au bout. C’est super comme évènement, je vais entériner, et améliorer plus tard, ce nouveau montage aussi solide et moins bruyant que le chariot d’origine.

 

La route et les objectifs

 

C’est vendredi 23 mars, à 15h15 que nous passons l’équateur entre les Galapagos (où nous ne nous arrêtons pas) et l’Équateur (dont nous pouvons nous passer). Avec une petite moyenne de 4-5 Nds, nous passons en douceur le pot au noir (ZICT) à la voile.

 

 

Champagne oblige ! Il y a du soleil, mais le voici « passé » au nord !

Ceux qui nous ont suivi sur la carte ont pu constater les zigzags du départ, puis les ondulations tout au long du voyage pour répondre souplement aux exigences des variations imposées par Éole.

Aux prévisions initiales, j’envisage n’aller qu’à l’ile principale des Marquises Nuku Hiva, celle de Brel et Gauguin. En partant avec Sarah, qui a vécu là-bas dans son jeune âge, nous envisageons de passer d’abord par Hiva Oa, là où elle a été aussi à l’école.  Puis les vents nous portent résolument un peu plus au sud que voulu. Nous ne luttons pas contre Éole, et, à 3 jours de l’arrivée on décide de s’arrêter sur une troisième île encore plus au sud : Fatu Hiva. Ces changements inopinés nous vont très bien.

In fine nous nous arrêtons à Hiva Oa qui est en fait l'île de Brel et Gauguin ... ne vous perdez pas !

 

 

ET ÉOLE ? ET NEPTUNE ?

À partir du dimanche 25 le vent forcit régulièrement et ne nous quitte jamais. Il varie, en apparent, entre 8 et 20 Nds. Nos vitesses varient entre 4,5 et 8,5 Nds constatées par demi-journées, avec une tendance majoritaire à 6-7 Nds. C’est un vrai bonheur de navigation pour un marin. Au total nous ne subissons que de trois périodes un peu musclées, avec des turbulences de quelques heures. J’ai dû reprendre la barre à Maurice, il n’assurait plus. Mais il a si bien marché pendant toute la traversée que je peux lui permettre de se reposer un peu aussi.

Ici mes panneaux accueillent le soleil levant.

La houle n’est pas très forte, assez longue, mais un peu hachée. Le catamaran ne subit que quelques claques sous la nacelle que de temps en temps. Avec le vent arrière c’est normal. Mais il est constamment un peu secoué même si c’est légèrement.

Nous sommes au grand largue toute la première partie du voyage, voiles toujours côté tribord. C’est le côté du soleil, et ce n’est pas bon pour mes panneaux solaires que j’oriente le matin vers l’est.

 

Puis vent arrière et voiles en ciseaux pendant les 12 derniers jours. Il faut être vigilant pour les variations de direction du vent.

 

 

On remonte un peu trop … et le foc se met à contre. Pas trop grave, il revient vite avec la vitesse et son bout « écarteur » du point d’écoute. On s’éloigne un peu trop du vent …  et on risque l’empannage. Cela peut être grave.

 

La retenue de bôme avec élastique limite les risques et diminue les dégâts quand cela arrive malgré tout.

Question météo, 4 ou 5 journées de nuages et le reste au soleil. Trois ou quatre gouttes de pluies. La température augmente régulièrement depuis le départ, et sommes très souvent tout nus (sic, photos réservées).

 

Le bricolage (hors avarie !)

Pendant les moments calmes, sans même de vagues, je finalise l’installation du nouvel emmagasineur pour mon gennaker tout neuf !

Je taraude, au diamètre 10, deux trous sur le support alu d’un gros taquet de secours que je boulonne fermement. C’est essentiel pour gérer la chaine si le guindeau refuse de marcher. Nous avons connu cela une fois, au Perlas, pour cause de batteries faibles, pour cause de manque de soleil, le moteur ne suffisant pas à ce moment-là.

Remplacement attendu, inévitablement pendant le temps d’une cuisson (!), d’une bonbonne de gaz.

Changement, pas prévu si tôt, du mitigeur de l’évier. J’avais anticipé son apparence de vieux fatigué. Ces vieux là se remplacent quand on a un neuf sous le coude ! En fait il s’est cassé lorsque la cocotte-minute est tombée du camping gaz en remplacement temporaire de la gazinière (installé par sécurité dans l’évier) ; 10 secondes d’inattention fut fatales pour le col du robinet …

J'ai vraiment le temps de bien ranger le pont ... et je prends aussi le temps de finaliser le bon fonctionnement des pompes électriques des cales moteurs bâbord et tribord. C’est fait. 

Nous profitons d’un petit vent pour retirer le lazzybag, avec intention d’installer le neuf en attente de voir le soleil. C’est plus facile avec la voile levée. Et je retire le chariot d’écoute sur la bôme, devenu inutile, en même temps.

J’en oublie : changement des tendeurs de mes deux fusils sous-marin, rangements incessants, mise en ordre des dossiers dans mon ordinateurs, tris des photos en dossier d’attente (j’en découvre un bon nombre jamais visualisé !!!), etc.

Nos rares visiteurs

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VIE A BORD

Résumé : vraiment cool !

Pour la cambuse, nous avons tout à profusion et en plus Sim et moi mangeons très sobrement, presque par obligation. L’abondance de fruits et légumes nous amène à privilégier le frais. Aucune pâte, aucun riz, aucun féculent, aucune boite de conserve pendant cette traversée. C’est nous-même qui faisons des conserves de légumes avant qu’il ne se perdent. Nous perdons une pastèque, une courge, quelques tomates, concombres et autres courgettes mais pas trop au total. Les fruits se tiennent assez bien car nous les mangeons en fonction du niveau de maturité. A l’arrivée il nous reste quelques pommes et quelques oranges, tomates et bricoles fraiches. Plein d’oignons et de pomme de terres. Les oranges, achetées en grand nombre, et bien choisies par Sarah et LM, deviennent dures mais toujours juteuses et succulentes, elles nous régalent tous les jours.

Là je dépouille une noix de coco venant des San Blas

Nous faisons régulièrement du pain, et aussi clafoutis à la poêle, crêpes, œufs au lait … Pour les œufs nous en cuisons un tiers à l’avance (4 ou 5 boites de 12) ; pour les autres 8 ou 10 boites, on a trempé 3 secondes chaque œuf dans l’eau bouillante. Au total nous ne trouvons que 2 ou 3 œufs de pourris dans les frais ébouillantés, mais au moins 10 avariés dans les œufs cuits à l’avance. Étonnant.

 La pêche ? Je suis parti avec de bonnes intentions … mais le risque de prendre des lignes dans les filets dérivants me dissuade de les mettre.

 

Puis très rapidement, les matins, nous allons à la cueillette sur le trampoline de petites seiches et poissons volants. Ils s’envolent en voyant foncer sur eux ces deux gros prédateurs, appelés coques, et retombent sur le pont ou trampoline. La quantité par jour et la qualité nous suffisent pour nous deux.

Je ne mets plus mes lignes. Petit à petit, la cueillette se raréfie, mais comme le vent augmente, et que nous ne prenons rien pendant 6-8 jours, nous préférons manger les conserves que nous avons faites du temps de notre grand pêcheur Tristan. Je suis en attente d’un amollissement du vent … qui ne vient jamais.

 

Quelques expériences culinaires dont des croissants vraiment pas présentables mais super bons !

Question alcool, nous nous sommes mis à sec. Sauf les dix derniers jours, avec les météos prévisionnelles toujours favorables et rassurantes. Nous associons apéro (une bière à deux et petits gâteaux salés) au moment de notre séance film (17h30 19h). Demandez « bonbons, esquimaux, chocolats » … Un rituel sympa. Mais ça ne vaut pas le pastis sur le ponton d’Houmt Souk !

 

Les journées passent vites.

Ici Simonie au bord de sa grande baignoire !

Pour simonie : lectures, cuisine, gym, farniente au soleil, surveillance du vent … pour René : bricolage (qui en eu douté ?), pain, cuissons autres que légumes, écriture chapitres blog, tri des photos, suivi du cahier de bord tenu très régulièrement à jour, surveillance du vent, gestion du dessalinisateur, une fois une heure (50 l) tous les deux jours (ce dernier marche impeccable depuis le départ de France, et c’est vraiment du confort pour la vie à bord).

Le jour tout cela est souple et variable, la nuit les quarts restent bien rythmés (important pour installer une bonne régularité biologique). Simonie 20-23 h et 05-08 h et pour René 23 h-02 h, 05-08 h.

Tous les 4/5 jours nous enlevons une heure sur nos horloges et montres pour stabiliser les journées au rythme du lever et coucher de soleil. Et arriver ainsi à la bonne heure locale. Rigolo, on à plus de temps à vivre. Mais je crois qu’on va perdre une journée d’un coup entre Papeete et Nouméa …

 

 

 

 

 

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 00:04

 

Enfin le vrai début du pourquoi nous sommes partis de la belle Djerba la Douce.

Avec Sarah et Louis Marie c’est un vrai bonheur relationnel (les choses s’explicitent rapidement si nécessaire). Ceci nous va super bien à Simonie et moi. Nous partons dans l’après midi avec l’idée que ce premier petit voyage sera un « amarinage » pour le nouvel équipage.

Je n’avais pas forcément l’idée de m’arrêter aux Perlas, mais les arguments de S et LM m’ont convaincu. Bonne façon de s’apprêter tranquillement au rythme de la grande croisière. Nous aurons un quart de nuit à assurer et une demi-journée avant d’arriver dans l’archipel des Perlas à seulement 60 miles de Panama, et en faisant partie.

 

Route tranquille, bon vent, pas de vague, tout sourire.

Premier mouillage sympa mais eau pas trop claire. Cela n’empêche pas une visite à terre (végétations abondantes et traces de vie animale nombreuses). Pas d’habitation. Nous sommes seuls et contents de l’être après la vie tumultueuse, voire désagréable, de Panama.

Le lendemain matin, au gré de la carte, d’un petit document avec photos et descriptions, nous voilà dans un deuxième mouillage. Aussi tranquille mais avec une eau plus claire. Bains, snorkeling, ballades à terre, mais aussi bricolage pour le capitaine.

Vous ne vous en souvenez sans doute pas, mais je suis déjà grimpé en haut du mât plusieurs fois (5 je crois depuis mon départ), dont trois à Grenade pour réparer les feux de route, changer la girouette et envisager de changer les réas des drisses (GV et balancine). J’ai alors bien avancé sur le premier point (fils coupés et plastique fendu), changé effectivement la girouette après vérification que c’était bien elle qui dysfonctionnait, et bien réfléchi pour le changement des réas. A Grenade on me proposait de le faire pour 2 500 euros, avec démâtage et 10 j de délai.

Aux Perlas, je reste 8 h d’affilé (oui, huit heures d’affilée) en haut du mât, avec la gentillesse de LM pour monter ou descendre, avec le seau, tel ou tel outil. Il me rajoute même, sans me le dire, une boisson fraiche super bien venue. Vraiment encore merci à Louis Marie, qui fait tout cela avec le sourire permanent. Tout là-haut, je souffre surtout à l’idée de ne pas y arriver. Je m’attache d’une façon autonome sans les drisses. J’avais déjà confectionné à Shelterbay un point de fixation pour le capitaine (gros boulon traversier provisoire dans le mât). C’est absolument nécessaire, pour enlever et remettre les réas à l’intérieur du mât, que les deux drisses soient libres de toute contrainte.  Bref, ce qui résiste plus de trois heures, c’est l’extraction (pour le remplacer) de l’axe original sur lequel sont les réas d’origine. La trouille de ma vie de me retrouver coincé là-haut dans un désert technique.

 

A force de persévérance et d’un nombre incalculable de forts coups de marteau, tout se fait selon la stratégie prévue. Ouf, je remets tout en place, on me redescend très fatigué mais heureux de réussir cela. La voile monte maintenant plus aisément … but de l’opération atteint. Une dernière photo d'en haut et l’apéro fut bon.

Nous passons deux jours de bonheur à cet endroit pour aller ensuite rendre visite au seul petit village d’une île adjacente plus au sud-ouest, sur notre route vers les Marquises.

Nous avons alors l’occasion de refaire le plein de fuel (4 bidons) utilisés pendant la traversée du canal. C’est une des grandes préoccupations des bateaux qui traversent le Pacifique : avoir assez de fuel pour traverser la ZICT (Zone Intercontinentale de convergence … entre les alizés du Nord et ceux du Sud), puis assumer les éventuelles autres pétoles.

 

 

Une ballade « bon enfant » dans ce petit village au bout de rien du tout … Les habitants semblent contents de voir des personnes étrangères, nous sourient, et quelques-uns tentent de nous vendre quelques fruits de leur jardin. Nous prenons deux ananas et nous achetons aussi un poisson pour notre repas du soir.

 

 

 

Nous partons dans la matinée du mercredi 21 mars. Rien ne presse quand on envisage 25/30 jours de navigation d’affilé. Je propose alors de réaliser une opération entrainement HAM (Homme A la Mer). Il y a peu de vent et la grande baie est bien protégée. LM et S font l’un après l’autre deux ou trois essais quasi réussis, qui permettent de penser que, si le capitaine tombe à l’eau, ils sauront se débrouiller pour venir me chercher … donc ça baigne (si je puis dire).

Enfin nous prenons la route. Sarah est assurément impatiente de cela, surtout que j’avais annoncé, la veille, un départ plus prompt qu’il ne l’a été.

Nous envisageons, compte tenu des éléments météos (recueillis tous les jours avec iridium go) de pouvoir nous arrêter en Équateur, le plus au sud possible avec le moins d’éloignement de notre route Pacifique, si faire se peut. Ceci pour, à la fois retrouver du fuel au cas où l’on en utilise trop dans cette zone ZICT, appelée aussi « pot au noir », et aussi espérer un mécano pour mes moteurs qui ont bien des difficultés à être opérationnels pour de bon.

Rapidement, le moteur bâbord sonne et se met au rouge … le travail de Shelter bay est manifestement insuffisant. Mais le vent est là et nous filons à plus de 6 Nds, Foc et GV déployés.

Un peu plus tard (enchainement reconstitué) une panne de batteries provoque l’arrêt du pilote, et, dans une suite logique avec vent arrière, un empannage.  Branlebas de combat, stress du capitaine qui ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Tout revient dans l’ordre, avec un peu de désordre dans la résolution, et … nous ne repartons pas ! Le moteur tribord cale lors de la tentative de remise en route, pour cause de nos propres lignes dans les hélices … CLASSIQUE ! Je fais tomber les voiles. Une heure de résolution bien rodée (combinaison, masque tuba, ceinture de plomb, bout de sécurisation, plongées en apnées successives et on y arrive toujours … On remet les voiles et on repart.

Le pilote lâche aussi plus tard, je repère vite le problème de la clavette sur l’arbre du safran, qui est sortie de son espace. Là c’est au moins la quatrième fois que j’interviens à cet endroit depuis mon départ de Tunisie, la tête dans le coffre de la jupe arrière. A chaque fois je pense résoudre définitivement le problème de la désolidarisation du dispositif qui reçoit le bras du moteur du pilote, avec l’axe du safran … ce coup-ci oui, c’est, une fois de plus, définitivement résolu !  À suivre.

Entre temps, pour tenter de résoudre le problème du moteur bâbord qui sonne et se mets au rouge très rapidement, je démonte les deux thermostats des deux moteurs pour les tester dans une casserole … ça fonctionne bien. Mais pour aller jusqu’au bout, j’intervertis, au remontage, le bâbord avec le tribord. C’est toujours bâbord qui sonne ! Conclusion, ce n’est pas le thermostat, c’est autre chose, mais là, j’atteins mes limites d’intervention … l’idée de s’arrêter en Équateur, dans un endroit susceptible de trouver (ENCORE !) un mécano « moteur bateau », se précise.

Pour la panne électrique, je décide de remettre comme je l’avais fait au début, seulement deux batteries en parallèle et non trois comme je l’ai fait au repos aux Perlas. Malgré cela, panne encore, toujours une batterie, sur les deux, a son voyant (chacune des batteries Lifepo4 en a un) qui se met au rouge … M. alors ! A l’occasion de cette modification du montage, j’avais conservé un nouveau câble de jonction plus gros que le précédent. Dysfonctionnement totalement incompréhensible ! je persévère dans mes observations. Tests après tests, je découvre enfin, que ce beau et gros câble de jonction, réalisé tout neuf à Houmt Souk, n’a pas été dénudé d’un côté avant de sertir la cosse à la machine … B. de M. de P. à C. … Je le change, je remonte même les trois batteries en parallèle (pour passer de 240, à 360 A pour chacun des parc bâbord et tribord). Depuis (là nous sommes à trois jours des Marquises quand j’écris ce texte) ça marche. J’aimais bien l’artisan qui a fait ce travail à Houmt Souk (j’ai fait faire 12 jonctions d’avance avec du câble que j’avais en rab), mais là il a fait une grosse boulette. J’ai tout vérifié, c’est le seul cas. On va dire que l’erreur est humaine.

Ici je vous ennuie sûrement avec tous ces problèmes matériels, ça me fait du bien d’en parler, désolé !

Enfin l’essentiel de ce trajet « Perlas – Équateur », n’est pas complètement là.

A une journée de navigation d’un point possible d’arrêt en Équateur : Esmeraldas, le plus proche

de là où nous sommes, S et LM nous annoncent, d’une façon totalement inattendue, leur intention de ne pas continuer le voyage avec nous. Coup de massue !

La dernière nuit, avec peu de vent, se fait au foc seul pour assurer notre arrivée de jour (1,5 Nds de moyenne, et Maurice notre pilote assure quand même). Nous remettons la GV un peu plus tard pour quand même arriver avant midi !

Les raisons évoquées sont la fiabilité du bateau (vous comprenez pourquoi aussi j’ai explicité les ennuis rencontrés), la crainte de LM (relativement novice en bateau) quand les vagues claquent en dessous de la nacelle du catamaran, et toujours la crainte de LM quand ça bouge trop … Bref, j’ai tenté de relativiser la notion de fiabilité, mais contre la peur je n’ai pas d’argument sinon que l’on s’habitue avec l’expérience.  Extrêmement déçu je me suis arrêté à Esmeraldas. La séparation fut chaotique avec des sautes d’humeur de part et d’autre. Le temps, la bonne intelligence et le souci de bonheur, s’il est partagé, devraient permettre de se retrouver un peu plus tard.

Bon ben voilà, nous envisagions être 8 (vite abandonné), puis 6 (cela a tenu entre Villefranche et les Canaries), nous fument 5 (pour la traversée Atlantique), puis 4 (jusqu’ au Panama, on n’a pas beaucoup cherché à trouver d’autres personnes pour donner suite au départ de Laura et Tristan) …

et là, en Équateur, nous voilà seulement deux : Simonie et moi.

 

Sarah et Louis Marie viennent de partir. On parle bien, Simonie et moi, et très vite on décide de partir à deux, point final, voguez jeunesse !

 

 

 

 

 

 

Nous sommes au mouillage dans un grande baie bien protégée derrière le port de commerce. Quelques autres chaluts sont aussi au mouillage. Juste un quai à l’entrée pour les bateaux pilotes, la marine nationale et deux bateaux de transport de passagers. Beaucoup de mouvements avec ces très nombreux petits bateaux de pêche qui entrent et qui sortent en permanence.

 

Parallèlement aux préparatifs de départ de S et LM, on se fait arnaquer par un « agent » pour les formalités (mais reconnaissons qu’il nous a fait gagner du temps) et on trouve un jeune mécano, Daniel, salarié d’un gros bateau de pêche.

 

C’est la première fois que je donne des coordonnées sur ce blog, mais Daniel le mérite, et cela évitera à un futur marin qui lit ce doc, et se retrouve à Esmeraldas, d’avoir la pression de l’agent « arnaqueur » mais efficace (Claudio) pour lui donner une com supplémentaire. danielmonroytuarez@gmail.com, tel 096 095 1081.

 

Avec Daniel, on étudie le problème ensemble, je le sens bien. Il réfléchit, prend son temps, on arrive à se comprendre avec mon espagnol approximatif, il fait de bons tests, puis démonte la pompe eau douce du moteur bâbord concerné. Bonne pioche. Achat d’une pièce interne cassée (l’axe d’entrainement), intervention d’un soudeur, remontage … depuis il n’a plus chauffé. Reste à ce jour, à 3 j des Marquises, un problème non encore résolu : l’eau de mer se désamorce en amont du circuit quand le moteur est à l’arrêt … je sais comment réamorcer mais je n’arrive pas à résoudre définitivement ce problème malgré des heures d’observations et de recherches sur les jonctions de tuyaux. Encore du travail à venir en Polynésie …

Après l’intervention « moteur », Simonie et moi allons manger en centre-ville dans un petit et très bon restaurant (conseillé par le chauffeur qui nous a pris en stop et fait payer comme un taxi !). Agréable moment pour ce petit pas en Équateur, qui est l’occasion de quelques achats utiles (gros tournevis) et de la découverte, par moi, du gros et bon fruit « saboté » (photo).

Il fait beau, la ville est très animée, les gens sont souriants, la vie est belle avec Simonie.

Nous passons notre dernière nuit continentale, et le lendemain matin, après une bonne mise en place de tout le dispositif « voiles », nous nous lançons à l’assaut du grand Pacifique en toute confiance et tranquillité d’esprit.

 

Ici le capitaine va faire les formalités à Esmaraldas.

 

Nous savons avec les prévisions météo que nous aurons quelques difficultés avec le vent pour les 2 ou 3 premiers jours, mais je décide à l’avance que tout se fera à la voile, même en tirant des bords. Plus aucune pression autour de nous.

 

Les Marquises sont en vue dans nos têtes …

 

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 22:17

 

Enfin nous y voilà. Pour la petite histoire de capitshadok c’est la troisième fois que je veux passer le canal. La première fois fut brutalement arrêtée par un échouage fatal de mon premier catamaran, shadoko, au Brésil, en novembre 2017. La deuxième fois, avec ce nouveau shadococo, le passage fut différé par une rencontre aussi fatale … celle de Simonie. C’est pour cela que je suis rentré en Méditerranée fin 2013 et ai calé shadococo à Djerba pour attendre que Simonie soit à la retraite. Chose faite en octobre 2017, départ pour Panama en novembre 2017. Adieu mes bons amis de là-bas. Non ! au revoir seulement, car nombre d’entre eux nous suivent et communiquent en continue, en plein milieu d’Océan, grâce à iridium go. Merci, c’est très agréable pour Simonie et moi. Pour ceux qui désireraient le faire, nous pouvons vous envoyer la démarche à suivre (coudray.rene@outlook.fr).

Mais il faut encore traverser le canal … nous y venons.

 

Là nous nous dirigeons vers le mouillage de départ

 

Pour la traversée il y a beaucoup de formalités et de dollars à prévoir. Deux possibilités : ou bien on fait tout soit même, ou bien on prend un agent (350 dol). Je décide de faire moi-même mais au bout de trois jours je comprends les galères possibles et, comme j’ai d’autres chats à fouetter, je prends un agent. Au total, on sympathise, et avec lui je gagne un délai de 5 à 7 jours pour passer. C’est donc le coût de la marina que j’aurai eu en plus … et on me fournit les pneus et les haussières de 30 m obligatoires … et on me fait les formalités de sortie de Panama. Cool !

LA TRAVERSEE DU CANAL

Le jour J est annoncé, nous devons être à tel endroit, dans la grande baie protégée de Colon, au mouillage le mardi 27-02 à 14h. Un pilote (obligatoire) vient nous rejoindre à bord vers 16 h. C’est le capitaine qui est à la barre mais c’est le pilote qui dit où aller.

 

 

Ici nous entrons dans la première écluse

Nous avons aussi avec nous un équipier supplémentaire, Stéphane (à droite sur la photo), pour faire le quatrième « liners », obligatoire aussi. Super sympa par ailleurs, il doit traverser lui-même avec femme et enfant un peu plus tard. Il fait une reconnaissance du trajet, il est logé, nourri et reçoit l’argent du bus retour. C’est du gagnant-gagnant (un liner local à « louer », c’est moins sympa et plus chers).

Ceci pour qu’il y ait, en plus du capitaine, 4 liners dont le rôle, aux quatre coins du bateau est de reprendre (quand l’eau monte), ou relâcher (quand l’eau descend) la grosse haussière qui nous évite d’être projeté contre les parois de l’écluse lorsque celle-ci se rempli ou se vide (remous très importants).

On voit le liner du bateau à notre bâbord. La porte de la première écluse se referme derrière nous.

Un peu avant l'écluse : une autre belle vue sous le pont "Vinci" en construction.

Notre pilote est très sympa et le premier passage des écluses montantes se passe tranquillement. En réalité nous sommes avec deux quillards qui se sont attachés à notre cata.

Conclusion nous n’avons rien à faire, juste regarder les autres « travailler » et suivre les ordres de notre pilote : moteur, plus fort, moins fort, à bâbord, à tribord, stop moteur … tout ça en anglais ou en gestuel ! Ici Sarah à pris tranquillement les commandes.

 

 

Là la première écluse s'est remplie

Ensuite le pilote nous conduit dans le lac à un gros amarrage où tous les bateaux sont côte à côte pour passer la nuit.

Le lendemain vers 9h un autre pilote nous rejoint.

 

Nous prenons le temps de faire une grosse love avec grosse haussière !

 

Sous ses ordres, nous traversons le lac, puis l’autre côté du canal, pour arriver aux écluses de sortie vers le Pacifique.

Là la dernière porte côté Pacifique, se referme.

 

 

On sent dans chaque bateau une excitation singulière au fur et à mesure où l’on aperçoit, de temps en temps (écluse pleine) ce Pacifique convoité.

 

 

NOUS SOMMES DANS LE PACIFIQUE … ça ressemble étrangement à l’Atlantique !

 

Une première halte sur une bouée à la marina et toujours des démarches : aller récupérer mes batteries Lifepo4 sous douane dans un entrepôt, aller chercher des régulateurs de batterie dans une entreprise hollandaise (commande faite dès notre arrivée au Panama) … du temps et des palabres pour limiter les arnaques dans le rapport à la douane. Ce fut la même chose pour les vélos électriques que j’ai récupérés à Shelterbay. Tout se passe comme s’il était absolument obligé d’avoir un agent, qui lui peut se permettre des transactions financières, souvent farfelues et outrancières, qui permettent ensuite d’arroser tout le monde. Une belle organisation, généralisée au Panama, de corruptions actives et bien rodées, ayant pignon sur rue. Nous avons malgré tout réussi à tout faire dans la légalité. Mais quelle perte de temps et d’énergie !

 

Rapidement nous quittons la bouée : bruits incessants, passage des gros cargos qui font des vagues, odeurs de mazout. Nous allons voir plus loin dans la grande baie de Panama City. C’est mieux, mais comme le fetch est long, les clapots sont désagréables.

Nous retournons vers une petite baie bien protégée derrière Isla Flamenco, et là c’est enfin agréable. Deux jours pour finaliser nos derniers préparatifs et nous partons le vendredi 9 mars vers les Perlas (blog suivant).

Il a fallu plus de trois semaines pour préparer, passer le canal et quitter Panama City. Le délai reste raisonnable dans la moyenne de ce que nous connaissons.

MAINTENANT LE PACIFIQUE EST À NOUS, L’AVENTURE CONTINUE …

 

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 04:24

Nous arrivons des Sans Blas, bien reposés, à la marina Shelterbay. Marina construite sur l’ancienne base navale américaine avant la cession, aux panaméens, du canal et des terres adjacentes « tenues » par les américains.

Cette marina est relativement luxueuse avec piscine, hôtel, restaurant et petits commerces. Je choisis de faire cette dépense pour assurer plus aisément ce qu’il reste à faire sur Shadococo avant la traversée et faciliter la vie des équipiers.

Pas beaucoup de matériels bateau ici, mais on en trouve un peu à Panama City (coût de deux heures de traversée du pays en car 4 dol). J’ai pu y acheter l’essentiel.

Tous les jours, du fait de l’isolation complète de cette marina (à plus d’une heure de car des premiers commerces de Colon), un car gratuit (35 places) deux fois par jours, dépose les marins qui s’inscrivent dans un grand centre commercial de Colon. Nous pouvons nous en servir pour nos formalités d’arrivée (douane et immigration) : nous partons avec le car du matin et revenons avec le car du soir. Beaucoup de temps passé (perdu ?). Les gens de bateau connaissent ces (trop fréquentes) tracasseries …

Pour les trois lattes à remplacer (rappelez-vous, deux cassées et une perdue devant la Colombie …), c’est mission impossible. Je décide donc d’acheter des tubes plastiques (passage fil électrique). Je mets un petit diamètre dans un diamètre juste supérieur et j’ai suffisamment de rigidité pour remplacer et récupérer les deux bonnes lattes du lazzybag pour les voiles. J’avais une autre latte (8m) d’avance. Le tour est joué. C’est plus tard aux Las Perlas que nous avons « rhabillé » convenablement ma grande voile.

Pour mon moteur bâbord, qui n’en finit pas de chauffer, je trouve un cher mais bon mécano (américain scotché à la marina sur son bateau). Il réaligne enfin correctement les réas des courroies alternateurs-pompe eau de mer, depuis cela fonctionne. Reste à régler la circulation eau de mer … qui se tarie au repos d’une façon aléatoire. Mais je sais réamorcer quand cela est nécessaire. À suivre ! Pour mon moteur tribord, il démarre ou pas, c’est quand il veut. Si je rejoins les deux parcs de batteries, là il veut bien parfois. Ou alors je dois tapoter le démarreur avec un marteau … toujours pas réglé …

Pour mes batteries Lifepo4, je les suis de près, et jusqu’ici elles répondent « présent ». Depuis mon départ de France, je n’ai trouvé aucun « spécialiste » capable de m’informer. Par internet, deux bons contacts techniques différents (dans le solaire) mais les deux bottent en touche au bout de deux ou trois échanges. Même motif, on a besoin de connaître exactement vos montages. Même en détaillant le montage, la réponse : allez voir le conseiller qui vous a vendu les batteries. Les S. ils se font les C. en or avec ces batteries et ils font le black-out sur les infos pour garder le privilège de leurs ventes à prix excessif, ça, j’ai tout bien compris. Mais je suis tenace et grâce à mes régulateurs de panneaux solaires que j’ai pu régler spécifiquement pour ces batteries, je les maintiens en vie pour l’instant. Mais je ne sais pas si elles sont à leur optimum. Je vais être obligé d’acheter un nouveau contrôleur de batteries spécifique lithium ; l’actuel, pourtant super sophistiqué, ne conviendrait qu’aux batteries acide ou gel.

Deux événements importants au niveau de l’équipage.

Le Départ de Laura et Tristan. Au moment du bilan-régulation (moments régulièrement tenus sur le bateau) de notre première grande partie de périple pour Nouméa, Tristan exprime, pour la première fois, une énorme et vive déception (complètement inattendue) par rapport aux temps de navigation trop supérieurs aux temps des mouillages. Au total de nos échanges nos deux jeunes quittent shadococo et reprennent leur périple « visite du monde » à leur façon. Il y a eu en fait un grand décalage entre l’imaginaire de cette première partie, et la réalité incontournable d’un périple de traversée-transition pour rejoindre le canal. Ce n’était pas, malgré de bons moments comme en témoignent les blogs précédents, un périple de croisière « qui s’amuse ». Pour ce coup-ci nous sommes tristes, Simonie et moi, mais les choses sont ce qu’elles sont et nous ne maitrisons jamais tout.

L’arrivée attendue de Sarah et Louis Marie, accompagnés de Joëlle, la maman de Sarah. Des personnes que nous connaissions bien et ce furent de belles et bonnes retrouvailles.

Tous les cinq nous avons fait de belles balades, et pris le train qui traverse le Panama entre Atlantique et Pacifique, et qui longe le canal et son lac. Superbe et très agréable « randonnée » ferroviaire dans un petit train à l’ancienne (retour de Panama City en bus).

 

Joëlle a pris son avion retour (après 10 jours passé avec sa fille en découverte du Pays Panama.

 

C’est aussi l’occasion d’un petit restau tout à fait sympa. C’est Jojo qui nous l’a offert, j’ai payé une bonne bouteille pour accompagner le repas.

 

 

 

 

La marina est au bout de nulle part et entourée d’un côté par la mer et de l’autre par une forêt tropicale quasi jungle. Nous y faisons quelques belles balades.

 Nous visitons une ancienne église et autres sites de vie abandonnés des anciennes bases américaines.

Nous observons une végétation luxuriante (comme on dit) et aussi des fourmis inlassablement laborieuses (comme il se dit aussi). Entendons des singes hurleurs (comme ça s’entend). Simonie en a même vu un, d’une autre espèce, petit, velu et très beau.

 

Elle s’attache aussi à ce gentil toutou, type bulldog américain.

 

 

 

Cette marina, et principalement la côte nord caraïbe, sera bientôt désenclavée grâce à cet ouvrage en construction (Vinci). C’est assez sympa de voir cette étape en cours de finition.

 

 

En attendant le passage du canal, Sarah et Louis Marie (S et LM) nous aide beaucoup. Ceci d’autant plus que Simonie est malade pendant plusieurs jours. Sarah parle bien l’anglais et l’espagnol. LM parle très bien l’anglais et se débrouille bien en espagnol. Là, avec les sourires, les choses se règlent en douceur.

 

De mon côté, je baragouine les deux à la façon du lycée … mes copains de bahut (dits les corses) savent ce que cela veut dire ! Au total nos deux nouveaux équipiers font beaucoup de choses, avec une serviabilité hors norme, pour toutes les démarches et choses à entreprendre.

Se sont S et LM qui font presque toutes les courses pour la grande traversée vers les Marquises en tablant pour 50 jours pour tout ce qui est non périssable, et 30 jours pour le périssable. 

 

C’est pendant ce temps que nous faisons les formalités de passage. Au total nous quittons la marina le vendredi 27 février 2018 pour traverser le canal … objet du blog suivant …

 

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