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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:02

 

A lire jusqu’au bout ! La fin est plus importante que le début ! Surtout quand on marche à l’envers !


Après deux croisières avec des amis (octobre-novembre) Panama-Carthagène, puis retour, en passant bien sur par les sublimes San Blas (voir chapitres précédents), je sors le cata à terre à Shelter Bay  (Colon, Panama), marina américaine, spéciale yankee, trop chère et trop guindée. Mais je n’ai pas le choix, je dois réparer une coque endommagée par des coraux lors d’un coup de vent inopiné dans les San Blas (j’ai même oublié que j’avais une assurance … perte et profit dit-on !). Mais aussi faire le carénage, installer deux solides pontets  pour recevoir les filins inox qui tiendront mon futur « bout dehors », pour fixer mon emmagasineur, pour recevoir ma future grande voile pour petit temps (spy asymétrique ou gennaker … j’ai trouvé plus de 6 appellations mal contrôlées !). Et tant d’autres petits bricolages d’amélioration, dont la révision et les changements de tous les filtres, fuel et l’huile, des deux moteurs. Excusez les termes marins.

Ce qui fut fait en un mois de travail troublé par une pluie incessante et diluvienne. Avec en plus des améliorations non moins incessantes de mon vieux cata (tout est relatif) de 1994 !

Ce qui n’a pas empêché le moteur tribord de faire la gueule et de ne plus vouloir démarrer juste avant d’arriver en Jamaïque !

1 équipage prêt au départ

Depuis (fin janvier), un jeune couple d’anglais (la trentaine), désireux d’apprendre la mer et le bateau, est venu, juste avant l’arrivée de deux jeunes routardes de 18 ans, prévues de longue date, me rejoindre pour cette traversée contre nature : rejoindre la Guadeloupe puis Saint Martin, contre vents et courants, d’un bout à l’autre.

shadococo en Jamaïque

 

Partis le 26 janvier de Colon, après 2 jours de bonheur dans les San Blas,nous faisons (comme inévitablement prévu) 6 jours de près dans la mer Caraïbe pour décider de nous poser à la Jamaïque. Arrivée la veille de l’anniversaire de la mort de notre ami Bob Marley, le samedi 06 février. Nous ne sommes pas allés à cette fiesta un peu loin et parait-il très onéreuse.

Pendant la traversée un peu musclée, le support des réas de la chaine d’ancre se désolidarise de la poutre avant (erreur du capitaine qui aurait dû mieux fixer l’ancre, voire, comme je le fais en grande traversée, l’enlever complètement). En plus, le filin d’acier qui maintient le point d’écoute de la GV se sectionne à la base de son épissure. Why ? Il avait deux ans de fabrication française à Saint Martin. Je fais un bricolage provisoire et c’est reparti.

En plus, l’une des bosses de ris est abimée et doit être changée. En plus mes coffres avant prennent trop d’eau de mer qui se déverse, comme normal, dans les puits centraux à vider toutes les 12 h quand ça tabasse. En plus, il y a un des hublots de côté tribord qui se désaxe et qui prend la mer. Avec un manche à balais, j’ai pu contrôler la situation ! En plus les filles ont mal fermé leur hublot de dessus, et, à l’occasion d’une énorme déferlante sur le pont, la valeur de 6 à 10 seaux d’eau de mer s’est engouffrée dans leur cabine en trippant tout à mort. Heureusement, la cabine avant tribord était libre, et nous avons fait un transfert des matelas.

Au total, une semaine d’arrêt technique a été nécessaire en Jamaïque pour tout remettre en ordre.

Rinçage, séchage des matelas, draps, et multiples affaires trippées par l’eau de mer, dont la cabine entière à dessaler

Repose du support réa après renforcement (achat d’un engin professionnel pour Popper de gros rivets alu)

Réfection, par un « professionnel », d’un œil au filin acier qui avait lâché : il pêtera après quelques jours de mer !

Réfection de la charnière du hublot qui fuyait

Nettoyage systématique de tous les contacts électriques du mot bâbord (qui, alors, démarre mieux)

Changement d’une bosse de ris par sécurité

Remplacement des joints des hublots des coffres avant

Changement de deux serrures

Fixation barre en bois pour caler des affaires cuisines, et d’un taquet mobile pour éviter l’ouverture inopinée d’un tiroir.

Etc., etc.

Pour la petite histoire, lors de ma recherche de matériaux pour mes réparations, j’ai trouvé à Kingston, la capitale, dans un immense entrepôt invisible (caché) dans une maison particulière de banlieue riche, un moteur électrique de WC que je recherchais désespérément depuis plus de 4 mois. J’avais deux heures de bus aller, puis deux heures retour, pour m’y rendre depuis la marina : un bon bain de foule locale très dense. J’ai dû y aller deux fois, aussi pour la réparation du câble inox.

 

Nous voilà repartis, le samedi 12 février, à trois seulement, le jeune couple d’anglais ayant choisi de rester en Jamaïque.

La jeune anglaise était toujours avec un mal de mer, et son compagnon, un peu gauche et brusque dans ses interventions faisait, pour elle, ses quarts et ses participations (repas, vaisselle). Mes deux jeunes routardes (Louise et Lucie) assurent bien maintenant, et, n’aimant pas faire la vaisselle, font surtout les repas. Seul hic, elles fument avec l’intention d’arrêter … dans deux jours. Je leur ai concocté, à leur demande, un « plan de 8 jours » pour associer cet arrêt à un régime facilitateur. J’ai suffisamment donné dans mes très nombreuses tentatives d’arrêt (puis reprises !) pour avoir qq idées là-dessus. A suivre !

Un peu plus tard, de jour, comme je l’ai signalé plus haut, le filin d’acier tout nouvellement refait, casse au point de réfection « jamaïcaine » !  Merde de merde de merde ! J’arrête le cata, roule le foc, affale la grande voile, et, balloté pas la houle (etc.), en une heure, je remplace ce filin par un nouveau montage avec un bon cordage qui risque de devenir permanent car je le pense plus solide ! 

Bon, on ne va pas se plaindre alors que le cata ne prend plus l’eau par les hublots des coffres avants, ni par le hublot de côté, et que les WC bâbord fonctionnent à nouveau à merveille.

Suivent trois jours de près au soleil, dans la bonne humeur, en tirant des bords qui nous approchent, très lentement, mais sûrement, de notre prochaine étape : la République Dominicaine.

Le 19 février, nous arrivons à Boca Chica, à l’est de la capitale Santa Domingo : une nouvelle marina très luxueuse, aux prix très raisonnables et surtout avec une qualité d’accueil qui défit toute comparaison par rapport à ce que j’ai connu en 5 années de navigation. Le soir même de notre arrivée, réception d’une nouvelle équipière, Françoise, pour 14 jours.

Nous partons le 23 février et nous allons directement en Guadeloupe (arrivée le 03-03 à Basse Terre), là où j’ai promis d’emmener mes deux jeunes routardes et où elles retrouvent un tonton pour l’hébergement, et trouver du travail pour renflouer leur caisse de bord, pour continuer leur trip dans les Amériques.

Mais ne rêvons pas, les surprises de mer ne sont pas terminées !

Après cinq journées de nav de rêve : bon vent, bonne mer, soleil et assezfoc déchiqueté 1 bonne direction, dans l’après midi du 28, Éole nous octroye un coup de vent fatal pour ma voile de devant (foc auto vireur) : la manille du chariot du point d’écoute se brise, et la poulie qui régule l’écoute vient fendre en deux cette voile dans le sens de la hauteur. J’enroule ce qui reste accroché sur mon enrouleur, et, bien attaché avec mon harnais, je passe plus d’une heure à me battre avec l’autre moitié de cette voile, qui s’est enroulée autour des haubans. Ensuite je dois mettre le bateau quasi vent arrière, pour diminuer significativement le vent apparent, afin d’affaler complètement cette voile de devant et la défaire de l’enrouleur. Une heure de plus de bagarre contre les résistances diverses. Je mets les morceaux en vrac dans le coffre avant tribord à proximité.

 

installation du tourmentinJ’installe ensuite ma voile tempête, voile de devant absolument nécessaire pour remonter tant soit peu au vent. Les marins sachant qu’un catamaran a déjà bien dû mal à naviguer au près. Je tente plusieurs montages avant d’arriver à un choix sympa qui tient bien cette voile, qui devient quasi plus performante (avec moins de puissance) pour remonter le vent. En fait je me suis servi de la têtière de l’enrouleur pour fixer et hisser le point de drisse ; j’ai « enraillé » le point d’écoute sur une poulie, avec l’écoute fixée de chaque côté, sur mes deux taquets d’haussières du milieu des coques, et j’ai ajouté deux écoutes volantes (pseudo barber) pour contraindre le point d’écoute à un bon endroit après chaque virement de bord, qui se font alors impeccables et sans refus.


6.5 kg la veille de l'arrivée sur Saint martin en solo

 

 

Notre (mon) dernier trajet, Basse Terre – Desaye (étape d’un jour) – Saint Martin fut ce que mes trajets furent d’habitude : vent bien positionné et sans aucune avarie ! si, si ! Et à 6.5 de moyenne avec un beau thon (coïncidence) de 6.5 kg à la clé, je veux dire « à la ligne, point majuscule » ! 

 

 

Je sais bien qu’il ne faut jamais se décourager … « chaque jour étant le début du commencement de la vie » !

Naviguer en tirant des bords au près c’est, au minimum, comme on dit : «deux fois plus de route et trois fois plus de temps » … c’est malgré tout Éole qui bosse, et nous, nous patientons. Pour donner des idées de grandeur, en comparaison à nos quasi deux miles à l’heure pour cette traversée en tirant des bords, nous avions fait plus de 8 miles à l’heure pour notre première traversée Afrique/Caraïbes en 2005.

 

trajet zigzagodromique Panama - Saint Martin

 

 

Voici le trajet réalisé, au total, 2237 miles parcourus pour 19 jours de mer soit plus qu’une traversée d’Atlantique (Afrique – Caraïbes ou Brésil) dans de nettement plus mauvaises conditions.

 

 

Non recommandé aux non complètement shadokés du ciboulo !

Détail du trajet Colon (Panama), Saint Martin

26-01 : Départ Colon                     (à 5)       Tourisme !        (pas de miles comptés)

29-01 Arrivée Porvenir (San Blas)

30-01 (17h) Départ San Blas       (à 5)     785 miles parcourus (au lieu de 510 en ligne directe), 05-02 (14h) Arrivée Kingston (Jamaïque)

12-02 (11h) Départ Kingston      (à 3)      682 miles parcourus (au lieu de 440) 

18-02  (18h30)  arrivée Boca Chica (République dominicaine)

23-02 (11h) Départ Boca Chica  (à 4)       770 miles parcourus (au lieu de 480)

03-03 (19h)  Arrivée Basse Terre (Guadeloupe)

09-03 (11h) Départ Basse Terre (à 1)     160 miles de parcouru (au lieu de 158) étape à Desayes en Guadeloupe

11-03 (09 h) arrivée Saint Martin … objectif atteint !

 

Au Total : 2397 miles de parcourus au lieu de 1060 miles en direct ! Ceci en 21 jours.

Soit une moyenne de 5 nœuds en déplacement au près (entre 4 et 8 selon vent), et jamais de moteur, ou une vitesse de 2,1 en rapprochement direct. Bonjour les tirés de bord en cata !

 C’est fait, mai pas à refaire.

 

Bon, voilà ! Selon une expression consacrée.

Le capitaine en profite pour vous dire que ce genre de longue traversée n’est pas sa tasse de thé.  Elles sont parfois obligées pour aller d’un point à un autre. Mais mon bonheur de navigation reste le cabotage de criques en criques, d’îles en îles, de petits ports en petits ports, de Pays en Pays, pour découvrir les gens, les Autres, ces trop souvent mal aimés car toujours différents. Le bonheur, pour le moins mon bonheur, réside en ma façon de découvrir, voir, et vivre le monde … ce monde si chaleureux quand on tente de l’écouter en son sein, donc en et avec son cœur.

Esprit reste là !

Que les peuples du monde puissent, à terme, vaincre toutes les dictatures ou oligarchies de ce monde de petits humains que nous sommes. La démocratie n’existe pas en valeur absolue, ce devrait, peut-être, être un mouvement en perpétuelle redéfinition, d’évaluation des situations, de contrôle (strict et sévère) des humains élus, et de transformation des lois et règlements de la vie sociale, pour, sans cesse, améliorer, en premier, la vie des plus démunis. Facile à dire !

Les trop riches, surtout les parvenus ou les trop égoïstes nantis, ne sont pas d’accord … aidons-les à comprendre que c’est leur intérêt pour n’avoir pas à s’enfermer dans des bunkers (consortium ou autres cités protégés) contre le légitime désir de manger, ou de vivre dignement, des trop pauvres. Malheureusement, il y a des pauvres qui votent pour le programme des riches ou des potentiels dictateurs … il y a vraiment du boulot à faire pour les « vrais » démocrates ! Capitshadok ! Que fais-tu de ton temps ?

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 18:13

    à votre santé 

 

 Une belle épopée entre amis, dont mon vieux copain Bertrand de Dijon, dit Néness, une vielle branche qui ne déverdit pas trop. Ici même qu’on trinque !


 

 

La bande fut très joyeuse malgré des différences notoires au niveau de nos philosophies de vie, que nous avons su conjuguer avec humour et distance.

équipage pepsi, pas d'alcool chez les kunas La curiosité rimait avec les prises de photos, c’est ce qui explique 5 albums (emboités un peu bizarement) de la même date pour ce nouveau chapitre.

J’ai dû faire des choix, il y a trop d’autres photos.

Une caractéristique fut la bonne tenue à table, avec une belle participation spontanée à toutes les tâches.

La dernière ligne droite fut mouvementée car nous sommes arrivés en plein déluge sur Panama, à la Marina de Schelter Bay, très excentrée. Elle était coupée de toute communication avec l’extérieur, un pont ayant été écroulé, impossible de sortir. J’ai tout de suite pris la décision d’emmener tout le monde en ville en prenant mon cata et traversant la baie à travers les gros tankers. Nous avons aussi emmené avec nous un couple de français qui avaient leur avion à prendre le soir même. Mes amis équipiers ne partaient que le lendemain soir. OUF ! Tout s’est difficilement, mais bien passé pour tout le monde.

Pour le plaisir des yeux et de la découverte, retrouvez les cinq albums photos, de la même date : Cartagena, Vie à bord et hors bord, Îles et villages Kunas, Enfants Kunas, Colon.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 05:26

Iles des San Blas, ici ou là-bas, le régal

 

C’est une première pour chacun d’eux et une seconde pour moi.

Bonheur renouvelé avec ces Kunas chaleureux et tranquilles,

dans leurs paysages de rêve, ceci depuis des siècles !

 

 

repas kunas, appétit sans faille de Pascal

 

Nous sommes invités

par l’une des familles.


Un moment très apprécié.

 

Beaucoup de molas à vendre. Molas, en vendre au moins un

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques belles arêve en bleu 2verses orageuses

et chaudes,

 

s’ouvrent sur des ciels

qui rivalisent

de lumières étonnantes.

 


 

 

 

P comme Thon, y en aura 3 !

Nos pêches sont exceptionnelles sur la route de Carth agène, car nous sommes, pendant au moins une heure, accompagnés par cent tonnes de thons, qui suivaient mille tonnes de sardines, dans la même direction, tout cela par hasard, avec 2.5 nœuds de courant favorable.

 

Après un petit thon, une petite dorade coryphène, et deux gros thon de plus de 5kg, nous cessons de pêcher car les frigos n’en peuvent plus de se goinfrer de poissons.

 

 

 

 

 

 

Une fois arrivé de nuit à Carthagène, Marie Paule et Pascal reprennent deux jours après le chemin de leur vie, et le capitaine prépare son cata pour une sortie hors d’eau sur chantier pour quelques travaux qui ne manquent jamais.

 

Tant d’autres photos à voir, œuvres mêlées de Marie Paule, Pascal et moi-même, sur l’album du même nom !

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 14:56

Une très très belle rencontre avec les îles du San Blas

et ses indiens Kunas, tranquilles, accueillants et heureux de vivre.

mouillage san blas

Ensemble de plus de 350 îles plates, aux plages de sable blanc et entourées de coraux, couvertes de cocotiers vers le large et couvertes d’habitations vers la côte. Pour ce premier passage nous sommes restés du côté des îles quasi désertes du large. Ces îles sont habitées par les indiens Kunas, réfugiés ici il y a bien longtemps échappant à la colonisation. Ces derniers ont une grande autonomie accordée par le gouvernement panaméen.

 

pirogue nous rend visite

  Aucun tourisme de masse n’y est ni organisé ni souhaité, juste le passage de bateaux de croisières à taille humaine, à la mesure des déplacements locaux dans leurs pirogues ancestrales. Combien de temps vont-ils résister à la pression des dollars (monnaie identique aux USA) ?

Pour l’instant ils vivent essentiellement de la pêche (poissons, langoustes) et des molas fabriqués par les femmes.

 

 Mouillages de rêve, plongées dans les barrières de coraux splendides, pêche continuelle de poissons variés, achat de langoustes à 5 dol la grosse !!! miam miam langoustes

 

 

Le bonheur obligé. Moins de 2 heures nous sépare d’une île à l’autre : 7 mouillages en 8 jours. J’y retourne assurément dès mon retour en septembre.

 

 

 Nous avons pu être invités pour un repas classique (poisson, riz, fayot noir, et un peu de légumes verts) dans une famille. Le père, la mère, le fils et une jeune fille de 15 ans à marier (dès les règles, c'est-à-dire 12-13 ans, elles peuvent être mariées dans cette tribu au régime matriarcal).

 

pirogue nous vend molas  Présentation inévitable des « Molas » : carrés de tissus dont les motifs sont finement brodés avec des mini bandes d’autres tissus, un des gagne pain essentiel des familles.

   Un beau et bon moment à vivre. Nos rudiments d’espagnol suffisent pour échanger sur nos modes de vie.

 

Ensuite nous continuons la route vers la baie de Porto Escribano en direction de Panamarina. Nous faisons escale dans cette marina tranquille dans son écrin de verdure débordant de mangroves, tenue par deux français  super sympas. C’est là que je laisse mon cata en gardiennage sur bouées pour mon retour habituel pendant les beaux jours en France !

 

Mais avant cela, je conduis mes quatre routards à la marina Shelter bay (tenue par des américains) où ils peuvent faire le lien avec les bateaux qui les attendaient pour prolonger leurs vadrouilles respectives dans le Pacifique.

A cette occasion, j’aide (comme liner), un marin solitaire à traverser le canal … une autre aventure dont je vous parlerai plus tard après l’avoir fait directement avec shadococo.

 

fond marin 10fond marin 9 

 

 

 Voyez donc l’album photos du même nom  :

San Blas

 

et aussi les superbes photos sous marines

prisent par Natacha dans Album :

San Blas poissons et oiseaux.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Découvrez un peu plus les san Blas et ses indiens Kunas sur le site :

http://alain.fraysse.free.fr/sail/voyages/sanblas/sbvie.htm

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 14:23

baie de Carthagéne

 

 La ville de Carthagène a plus d’un million d’habitants,

elle s'ouvre au tourisme depuis quelques années.

  

rue tranquille

 

Nous y passons 12 jours pour découvrir des colombiens supers gentils et serviables, avec une image très positive de la France.

La vieille ville est très touristique et nous nous sentons en sécurité à toute heure pour toutes nos sorties et escapades diurnes et nocturnes. Il faut avouer que c’était une semaine de rencontre internationale entre les pays d’Amérique du Sud … il y a eu des mises en arrêt préventives et un renforcement policier hors de l’ordinaire.

 

 

C’est l’occasion de réparer les petits malheurs antérieurs (voile recousue, lazybag recousu et amélioré, verge de l’ancre redressée et même renforcée à l’occasion, fabrication d’un ensemble inox pour fixer la survie sur le tableau arrière, fabrication de pièces inox pour fermeture du nouveau hublot de devant). C’est super car si on n’avance pas on recule assurément quand on vit sur un bateau !

 

C’est bien de rénover shadococo mais il faut aussi ravaler la façade dentaire du capitaine … Après 4 visites à partir des adresses d’un bottin de téléphone, je trouveAdel-Martinez-et-son-assistante.jpg le bon et sympathique poseur d’implants (Adel).

 

 Trois implants côte à côte faciles à poser au fond en haut à droite (une demi-heure), et un implant ficelé juste après l’extraction d’une racine de canine (une heure 20). Moins que moitié prix que la France pour les implants. Pour les couronnes en porcelaine, à poser dans 6 mois, le quart du prix français. Prothèse dentaire d’attente offerte ! Tout cela … no comment, et vive le tourisme médical !  Je peux conseiller l'adresse.

 

 

 

Les sturlututu Natachaoirées nocturnes ne manquent pas de surprises amusantes 

 

Pierre a quitté le bateau ; Marine et Medhi (déjà sur Shadococo entre la Guyane et Trinidad) sont venus nous rejoindre. Avec Natacha (ci-contre) et Martin, qui sont avec moi depuis le chantier de Trinidad, c’est un équipage d’enfer pour une bonne participation et la bonne humeur assurées pour les San Blas.

 

 

 

Autres photos dans l’album du même nom !

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 13:54

Trinidad – Grenade -Los Roques … -Aruba, B. C.  … -Colombie …

 

Ouf, le chantier de Trinidad est terminé. Merci à Natacha, Martin et Pierre qui m’ont aidé avec une si bonne volonté. Ils bénéficient alors de la belle croisière présentée ici.

Pour info, je prépare un dossier spécial « chantiers » qui réunira celui de Saint Martin, de Trinidad et du prochain à Carthagène (Colombie, nov. 2001). Vous constaterez alors toutes les transformations du « count me in » devenu « shadococo ».

 

très beau thon pour Martin  Nous faisons ensemble un grand trip de navigations bonheurs avec que de la chance pour des vents tranquilles et favorables, et une mer clémente, d’un bout à l’autre. Martin maintient avec persévérance et succès des activités pêches, et régale l’équipage ; aussi bien à la traîne qu’au fusil.

  Je renonce à Los Testigos (Venezuela) pour cause de piraterie possible.

Par contre nous allons d’abord tout droit sur Grenade, avant de tracer direct sur les Aves, ce qui est très sympa.

 

 

Les Roques sont un ensemble d’îlots coralliens exceptionnels où les plongées se rivalisent les unes aux autres. La belle photo sous-marine (dans l'album du même nom) est de Natacha.  Il y en a plein dans l'album des San Blas. 

 Curaçao panorama

Les îles (ex colonies néerlandaises) : ABC, soit Aruba, Bonnaire et Curaçao

sont sur notre passage et permettent deux haltes tranquilles.

 

 

Colombie Cabo Vela 2

 

Ensuite c’est la première découverte (pour tous) de la côte Atlantique de la Colombie. Super de super. Des habitants aussi chaleureux qu’au Brésil.

 

 

 

 

  

Colombie baie

    Nous cabotons de criques en criques avec à chaque fois un émerveillement pour une belle nature avec des gens accueillants.  

  En quelques jours nous arrivons à Carthagène.

  Ville en plein développement touristique que nous présentons dans le dossier suivant.

(ou précédent avec cette présentation inévitablement chronologique du blog)

 

 

Photos de ce trip dans l’album du même nom

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:46

 

Tobago, en ballade

 

 

Avec Marine et Mehdi, jeunes vadrouilleurs autour du monde

qui nous rejoignent à Cayenne ; 

 et avec Monique et son amie Chantal.

 

bagne, la nature revendique ses droits

 

 

 

 

 

 

 

   Nous revisitons les îles du Salut

(ce fut une quatrième pour moi !).

On ne se lasse pas de cet espace historique ou dame nature s’efforce

 d’ensevelir le tragique ...

 

 

 

... pendant que le tourisme tire partie du magique …

 

ile du salut, église 

 rue créole au Suriname

 

 Nous choisissons de faire une courte halte chez les voisins du Suriname pour découvrir

 les traces du colonialisme néerlandais !!!

 

Pas de grandes différences avec nous dans les apparences générales. Séjour trop court pour découvrir des nuances assurées.

 

 

 

  Tobago, shadococo enverduré

Enfin, après une très belle navigation

et de beaux poissons péchés,

les eaux transparentes de la très belle île de Tobago s’offrent à nos baignades bonheurs ; depuis le Brésil, cela manquait un peu.

 

D'autres photos "tentation"

dans l'album du même nom.

 

 

Nous rejoignons Trinidad le 22 janvier,

là où je sors shadococo sur un chantier de Chaguaramas pour de nombreux,

très nombreux travaux.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:47

une bonne rincée Yannick pas peur non plus
Yannick est un ami que je connais depuis les années 1996 en Guinée (Conakry). Nous sommes restés en contact, surtout compte tenu des rêves de Yannick à pouvoir faire plus de bateau. Il a donc suivi de près les aventures de Shadoko. Et maintenant celles de shadococo !
Quel bonheur même sous les ondes tropicales !


Notre première navigation commune (toujours aux îles du Salut) s’est faite sur le bateau de Manu, lors de ma remontée en bateau stop, du Brésil, en décembre 2008. Trop bonnes retrouvailles.


jeunesse sur le bateauAvec nous pour ce week-end animé, trois jeunes de Cayenne : une belle blonde, Julia, qui m’a accueilli et permis de faire 7 lessives dans leur maison, fille d’Ananda (infirmière alors en mission dans le nord) qui, elle, nous avait déjà accueillis il y a un an … son ami brésilien, Lely, et sa sœur, Erika.



Ambiance relax assurée.



départ pour la pêcheNos trois jeunes sont des pêcheurs patients, mais malheureux !










Visites renouvelées des bagnes !



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 12:10

2009-12-18 en famille en Guyane française

 

Il y avait trop longtemps que mes petits enfants attendaient que je rachète un bateau pour ne 1 Ambrym présente sa petite famillepas manquer ce rendez-vous de bonheurs assurés.
Enfin, il manquait mon « boubou d’amour », Renan, et sa belle Julie. Ils consultent leur calendrier et vont bientôt me proposer dates et lieu quelque part dans les Caraïbes, super !

 Ambrym vous présente,
sa maman Nolwenn,
sa sœur chérie, Amaryllis
et son papa David,

 

3 Philou, tonton trampolineJouer sur le trampoline est l’occasion de mobiliser mon fils Philippe, ou son copain Gabin qui est venu avec lui.

 

Une première étape, à partir de la triste marina de Cayenne (Degrad Des Cannes) est de louer une voiture pour rendre visite à l’une des deux communautés Hmong, chassés par les Khmers rouge et réfugiés en France. La France leur a offert un grand espace dans la forêt.

Hmong endimanchéDepuis, les fruits et légumes sont de qualité et de meilleur marché qu’avant.

Visite d’un passionné de papillons et de mygales, d’un potier (eux, bons français qui se plaisent à partager la tranquillité de ce village). C’est un jour de fête annuelle pour les Hmong à Cacao (nom du village).

 

Une deuxième étape dans une baie un peu rouleuse des îles du Salut. Lieux de bagnes dont l’un se fait ronger par la nature, et l’autre se laisse rattraper par le tourisme. Visite guidées, riche d’informations précises, avec des anecdotes sympathiquement rapportées.

 

c'est kiki va tomber le premierOccasion de baignades plaisirs où Amaryllis nous montre ses talents de bonne nageuse avec de très beaux mouvements, et Ambrym ses talents de « vas-y que je fonce » en faisant le tour du bateau dans un mélange « canard, chien, ou chat tout fou de se trouver là »… sans bouée, à une vitesse record … Tous aiment jouer au jeu favori de « qui va rester le dernier sans tomber de la planche à voile ».

 

De là nous allons sur Kourou, et mouillons plus agréablement dans la rivière du même nom. La visite du centre spatial va de soi. Je connaissais déjà, et je m’occupe des enfants. Je les emmène au musée de Kourou, puis à la piscine, en laissant les parents faire la grande visite du centre spatial.forêt, balade dans montagne des singes

 

Une grande balade en forêt confirme les qualités de très bons marcheurs des jeunes Guedin.

 

La visite du zoo avec les animaux de la Région (forêt Amazone) est un régal pour tous.

 

Rien que du bonheur à visualiser avec les photos de l'album du même nom.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:05

2009-12-12 Fortaleza – Cayenne (toujours avec Monique)

 

980 miles

 

Nous hésitons à faire d’autres étapes pourtant sympathiques et intéressantes, dont Sao Luis (mais très dangereux pour la navigation avec un grand marnage) et Belem (mais trois quatre jours de navigation en plus, pas très sûr pour le gardiennage du bateau, et que je connais déjà).

 

passage équateur du sud
Au total nous filons tout droit pour une longue et belle navigation. La route entière se joue royalement soit au grand largue, soit vent arrière les voiles en ciseaux.

 8 nœuds de moyenne comme les deux étapes précédentes … c’est plus agréable que nos inévitables difficile Rio de Janeiro  – Salvador de Bahia, puis Bahia – Recife,  au près.

C'est donc l'occasion de mon troisième passage de l'équateur. 


Une belle dorade coryphène  de 5 kg  agrémentera nos repas (voir autres photos dans album du même nom)

coucher de soleil sur les iles du salut
Avec le temps gagné sur des prévisions plus modestes, nous choisissons de nous poser 3 jours aux îles du Salut face à Kourou.

Je les revisite avec plaisir pour la seconde fois.

J’y retourne peu après deux fois de suite : une fois avec mes enfants pour Noël et premier de l'an, puis avec des amis le premier week end de 2010.


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